JE ME RENSEIGNE


 "Ne partons pas, avec un trésor inutilisable pour soi, et perdu pour tous"(Cabrol)


 
 Saviez-vous que...(Source Santé Canada)

*Le Ruban vert est le symbole international du don d'organes et de tissus.

* L'écart entre l'offre et la demande d'organes et de tissus continue d'être très marquée. Selon l'Urban Futures Institute, le besoin d'organes augmentera de plus de 150 % au cours des deux prochaines décennies, alors que le nombre d'organes disponibles n'augmentera que de 12 % au cours de la même période.

* Un donneur dont les organes sont sains peut sauver la vie d'au plus 11 personnes. Ses tissus peuvent contribuer à améliorer la qualité de vie de quelques 40 personnes.

* Selon un sondage effectué pour le compte de Santé Canada par Environics, bien que 90 % des Canadiens soient d'accord avec le principe du don d'organes et de tissus, moins de la moitié d'entre eux ont enregistré leur consentement à devenir donneur.

* Les Canadiens sont beaucoup plus susceptibles d'avoir besoin d'un organe ou de tissus que d'en donner.

* L'on n'est jamais trop jeune ou trop vieux pour faire le cadeau de la vue. Plus de 2 500 greffes de cornée sont réalisées chaque année, tandis que 3 000 personnes demeurent en attente d'une greffe.

* La transplantation est un acte médical qui donne d'excellents résultats. En général, un an après avoir subi une transplantation, de 70 à 95 % des patients mènent une vie saine et active.

* Le Canada est un chef de file mondial dans le domaine de la recherche sur la transplantation. TransNET, le réseau canadien des spécialistes de la transplantation, est une première à l'échelle internationale. La greffe d'îlots pancréatiques pourrait s'avérer un traitement efficace du diabète et la recherche sur la détection précoce du rejet d'organes pourrait accroître davantage le taux de succès des greffes.

* Les partenaires de Santé Canada au titre du don d'organes et de tissus incluent les provinces et les territoires, le Conseil canadien pour le don et la transplantation, l'Association canadienne de transplantation (ACT), la Fondation canadienne de la fibrose kystique, la Fondation canadienne du foie, la Fondation de la recherche sur le diabète juvénile, la Fondation canadienne du rein et le réseau des banques d'yeux et des centres de tissus de toutes les régions du Canada.

* Il est illégal d'acheter ou de vendre des organes et des tissus au Canada.
_______

La xénogreffe pourquoi?

Depuis quelques années, on effectue des recherches sur la xénogreffe (implantation de cellule, de tissus ou d'organes d'origine animale sur l'être humain). Pourquoi? parce qu'il y a une grave pénurie d'organes humains. Au Québec, plus de 500 personnes attendent une transplantation. Aux États-Unis, 56,000 malades ont besoin d'un nouvel organe, mais à peine 20,000 d'entre eux l'obtiendront. En France, c'est 5,000 individus qui sont dans cette situation, et dans l'ensemble de l'Europe, 20,000.La xénogreffe offre donc un espoir bien réel.(Réf.7jours 14-10-00)



Crise cardiaque et ami

Dernièrement, dans le cadre d'une étude canado-américaine, on a suivi 1 234 personnes ayant subi une crise cardiaque. Il apparaît que le taux de rechute est moins élevé (19 %) chez les individus qui vivent avec quelqu'un que chez ceux qui vivent seuls (16 %). (Source :ASP)

Nous sommes les champions

Le coeur de la musaraigne, cousine petite et féroce de la souris, bat à peu près 1 000 coups à la minute et sa durée de vie est d'environ un an et demi. Par ailleurs, le lapin vit environ six ans et son coeur bat quelque 200 coups minute. La longévité de l'éléphant est d'à peu près 60 ans et son coeur bat environ 25 coups minute. Si on fait le calcul, on s'aperçoit que ces mammifères connaîtront entre 500 millions et 1 milliard de battements de coeur durant leur vie. Exemple : multiplions 200 battements minute du lapin par 60 minutes (heure), par 24 heures (journée), par 365 jours (année), par 6 ans de longévité. Le résultat paraît constituer la moyenne chez les mammifères. Chez les plus gros mammifères, le coeur bat lentement et la durée de vie est longue. Tandis que chez les plus petits, le rythme cardiaque est rapide et la durée de vie, courte. Que savons-nous, cependant, du mammifère humain? Sa moyenne de vie est de 70 ans et son coeur bat 70 coups minute. Donc, le coeur humain bat environ 2,5 milliards de coups durant sa vie. (Source : Ton Corps)


De grâce, pas lundi!

Vous avez les lundis en horreur? Il y a une bonne raison à cela. Selon des chercheurs allemands, il y a 40 % plus de risques de subir ce jour-là une crise cardiaque. Les chercheurs ne savent pas, cependant, si la cause est due au stress du retour au travail ou aux abus de la fin de semaine. Par ailleurs, le jeudi est le second jour où les gens subissent le plus de crises cardiaques. Serait-ce qu'ils ont trop hâte au vendredi? (Source : ASP)Un verre de bière, mon coeur?Bien des fêtards aiment penser que l'alcool fortifie le coeur. Certains médecins le croient également, mais aucune étude n'avait jusqu'à maintenant démontré les bienfaits de l'alcool. Aujourd'hui, c'est fait. Une étude entreprise par des chercheurs de Harvard le confirme. Sur 44 000 hommes entre 40 et 75 ans, les petits buveurs ont 25 à 40 % moins de «chances» de souffrir de problèmes cardiaques, c'est-à-dire chez ceux qui consomment un ou deux verres de bière ou de vin par jour. Si on dépasse cette quantité, l'alcool favorise certains cancers, les maladies de foie, l'arythmie cardiaque, les accidents cérébro-vasculaires et les accicents de toutes sortes. Il va sans dire que la modération a meilleur goût. (Source : ASP)

À chaque minute le coeur pompe six litres de sang? Il pourrait donc remplir un camion citerne de 10 000 litres en 24 heures.
Le petit moteur qui va loin. Le coeur normal est une pompe musculaire à peine plus grosse que le poing. En moyenne, il bat (se dilate et se contracte) 100 000 fois par jour et pompe environ 8 000 litres de sang. En 70 ans de vie, un coeur humain moyen bat plus de 2,5 milliards de fois.


Les premières

En 1967 en Afrique du Sud, le docteur Christian Barnard effectuait la première greffe du coeur. Louis Washkandky, son patient, ne survécut que 18 jours à l'opération. Cependant, des centaines de transplantations cardiaques furent menées à bien depuis. En 1981, le professeur Norman Shumway réalisa en Californie la première greffe coeur-poumons. Barney Clarke fut le premier patient à recevoir un coeur artificiel. Cela eut lieu aux États-Unis en 1982. Le premier stimulateur cardiaque interne ou pacemaker fut implanté en 1958 par le docteur A. Stenning sur Anne Larsson à Stockholm. L'invention du premier coeur-poumon artificiel destiné à suppléer l'arrêt momentané de la circulation centrale au cours d'une opération du coeur eut lieu en 1954. L'un des premiers stéthoscopes fut conçu par René Laennec en roulant une feuille de papier sur elle-même. Ensuite, l'Anglais John Elliotson en fabriqua un en bois. C'est vers 1850 qu'on ajouta un second écouteur aux stéthoscopes qui n'en avaient qu'un. Le médecin de Jacques 1er, roi d'Angleterre, suggéra pour la première fois que le coeur fonctionnait comme une pompe (1628). William Harvey écrivit également le premier ouvrage traitant de la circulation sanguine. (Source : Le corps humain)


Les vampires au service des coeurs malades

Il semble bien que les chauves-souris, ces vampires qui sucent le sang des animaux, possèderaient des substances qui aideraient la médecine à soigner les maladies cardiaques. D'ordinaire, la crise cardiaque est provoquée par un caillot sanguin qui bloque une artère. Pour contrer la formation de caillots, les médecins administrent aux patients des anticoagulants. Les chauves-souris produisent dans leur salive une substance qui rendrait impossible la coagulation du sang de leurs victimes. Le dr Stephen Gardell, qui étudie présentement la salive des chauves-souris, souhaite que l'anticoagulant naturel surpasse ceux qu'on utilise en médecine qui causent des complications, entre autres des hémorragies. (Source : ASP)

Premières transfusions

Le principe de la transfusion fut décrit en 1615 par un chimiste belge Andréas Eraste Libavius. En 1656, le premier essai d'injections intraveineuses fut expérimenté par Sir Christopher Wren, beaucoup plus connu à l'époque comme architecte que comme médecin. Le docteur Richard Lower eut l'idée, à partir de ces expériences, de transfuser du sang d'un chien à un autre à l'aide de tuyaux de plume insérés dans les vaisseaux sanguins de chaque animal et d'une vessie comme réceptacle intermédiaire, il connut des résultats encourageant. Il faut dire qu'il n'existe pas d'incompatibilités sanguines sérieuses entre les chiens comme entre les humains. Il est à noter que le docteur James Blundell exécuta, en 1829, dix perfusions avec du sang humain (la première aurait eu lieu en 1818) et observa de bons résultats pour six d'entre elles. Au XIXe siècle, on ne connaissait pas encore les anticoagulants. Il fallait agir rapidement et c'est pourquoi les médecins reliaient l'un à l'autre donneur et receveur. C'est à l'aube de la Première Guerre mondiale qu'on s'aperçut qu'une solution à 3,8 % de citrate de sodium mêlée au sang permet de le garder à l'état liquide. La science connut un tournant décisif en 1900 lorsque Karl Landsteiner découvrit que le sang humain se partageait en trois grands groupes : A', B' et O. Un Montréalais célèbre, le docteur Norman Bethune, mit sur pied une technique révolutionnaire durant la guerre d'Espagne qui permit de faire des transfusions sanguines sur le front et de sauver des milliers de vies. En outre, Bethune séjourna en Chine où il prit part à la révolution et où on le considère toujours comme un héros. (Source : L'Homme et la vie)


Le sang... quantité...

Le corps du nouveau-né contient 2,5 litres de sang à la naissance. L'homme adulte en contient autour de 4 1/2 litres et la femme, plus de 3 litres. Cela correspond à peu près à 8 % du poids corporel. Au cours de la grossesse, le capital sanguin de la mère s'accroît presque d'un 1/2 litre. (Source : L'Homme et la vie)


Coeur: Le coeur est un muscle qui grossit considérablement: celui d'un adulte fait 17 fois la taille qu'il avait à la naissance. Ce muscle de la taille d'un poing (250g à 300g) bat 70 fois par minute environ, donc 4 200 fois à l'heure, 100 000 fois par jour pour un total de plus de 3 milliards dans la vie d'une femme dont l'espérance de vie est de 82 ans. Le coeur pompe 5 litres de sang par minute, soit la totalité du sang contenu dans le corps, à la vitesse de 2 km/h: 13 secondes pour aller d'une main à l'autre et 2 secondes pour voyager de la cuisse aux pieds. Il pompe environ 360 litres de sang par heure, 3 millions par an et près de 250 millions de litres au cours d'une vie à travers un réseau de veines, d'artères et de capillaires d'environ 200 000 km.

Le sang, antidote au vieillissement?

De tout temps les hommes ont cherché l'antidote au vieillissement sans jamais le trouver. On raconte qu'en 1492 le pape Innocent VIII, pour contrer le processus de vieillissement, but le sang de trois jeunes donneurs; mais il mourut quelque temps après. L'on procéda, plus récemment, à la greffe de testicules de singes sur des vieillards. Des personnages tels que Winston Churchill, Charlie Chaplin, Christian Dior se sont fait injecter des cellules foetales d'agneau. Enfin, un moyen de prévention répandu bien qu'hypothétique consiste en l'absorbtion de mégadoses de vitamines (1 500 - 2 000 mg par jour). (Source : L'admirable machine humaine)


Les groupes sanguins et les grandes migrations

La découverte des groupes sanguins permit de recréer l'itinéraire des migrations et le croisement des ethnies. En effet, on s'est aperçu que 42 % des Africains sont du groupe B et sont à 99 % Rh+. Par ailleurs, on sait que 45 % des populations caucasoïdes, dites blanches, sont du groupe A, 40 % du groupe O et à 85 % Rh+. Finalement, 67 % des populations indiennes d'Amérique sont du groupe O et sont à 99 % Rh+. (Source : MESSADIÉ;, Gérald, Les grandes découvertes de la science)


Sang... petites notes...

En une journée, chaque goutte de sang fait un trajet d'environ 1,6 km. A chaque 24 heures, se fabriquent environ 25 grammes de nouveaux globules rouges. (Source : L'Homme et la vie)



Un chercheur canadien découvre le moyen de doubler la durée de viabilité des coeurs qui serviront lors d'une transplantation Une technique simple, mise au point à Toronto, permet de conserver un coeur destiné à la transplantation durant huit heures. C'est deux fois plus longtemps que par le passé.
Toronto, Canada
19/06/1997 - Les transplantations cardiaques sont problématiques. Outre la rareté des donneurs, la durée de vie d'un coeur une fois qu'il est prélevé est courte. Notamment, cela rend difficile l'utilisation de coeurs provenants de régions éloignées. Si le temps nécessaire au transport est trop long, le coeur devient inutilisable.
Dans le passé, le coeur à transplanter était soigneusement nettoyé et vidé de tout son sang avant d'être mis sur la glace pour le transport. Le coeur du donneur pouvait être conservé ainsi pendant environ quatre heures.
Le Dr Christopher Feindel, directeur du programme de transplantation cardiaque de l'hôpital de Toronto, a découvert une méthode permettant de doubler la durée de conservation des coeurs à transplanter. Et son grand avantage, c'est la simplicité. Il suffit simplement d'asperger le coeur avec son propre sang durant le transport. Ainsi, l'organe est mieux oxygéné que lorsqu'il est nettoyé. Par conséquent, il "survit" plus longtemps. C'est un peu comme donner le bouche à bouche au coeur que l'on transporte, fait remarquer le Dr Feindel.
Cette nouvelle méthode de conservation a déjà permis de transporter un coeur de Portland, Oregon, jusqu'à Toronto. Un voyage de 7 heures. Le coeur a survécu et le patient qui l'a reçu se porte bien. Davantage d'expériences devront être menées avant de pouvoir bien cerner les tenants et les aboutissants de cette technique, mais elle suscite déjà beaucoup d'enthousiasme.

Robert Cassius de Linval



Haut de page