ÉPHÉMÉRIDES
2008
Nationales-Internationales



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Ils sont nés le.......... C'est arrivé le.......... Ils sont partis le..........

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C'est arrivé le .......


2008

04/04/2008 vendredi 4 avr, 23 h 46
Un incendie a ravagé un des plus importants monuments historiques de Québec.
Les flammes se sont déclarées vendredi en soirée, peu après 21 h 30, au Manège militaire situé au coeur de la Vieille Capitale, sur la Grande Allée. Le feu a rapidement endommagé la majeure partie de l'imposant immeuble, dont la toiture s'est d'abord écroulée.
Il n'y aurait pas de blessés. Les causes du sinistre ne sont pas encore connues, ni l'étendue exacte des dégâts, qui sont néanmoins considérables.
Une déflagration a toutefois été entendue par plusieurs témoins. Selon l'armée canadienne, aucune arme n'était entreposée dans l'édifice. Il y avait quelques solvants, mais pas d'explosifs, ni de munitions.
Un périmètre de sécurité demeurera érigé pendant plusieurs jours, pour les besoins de l'enquête.
Une centaine de pompiers ont dû être mobilisés pour combattre les flammes.
La structure de style château, construite en 1885, a été conçue par l'architecte Eugène-Etienne Taché. Le Manège avait été désigné lieu historique national en 1986. Des locaux servaient, entre autres, aux membres des Voltigeurs de Québec, la plus vieille unité militaire canadienne française.
Plusieurs activités devaient être présentées au Manège militaire dans le cadre des activités du 400e anniversaire de Québec.

04/04/2008ATLANTIQUE (RC) - Elizabeth May, chef du Parti vert du Canada, a démissionné du comité consultatif de la Sea Shepherd Conservation Society, un groupe fondé et présidé par l'animaliste Paul Watson.
Mme May est indignée par les propos de Watson concernant la mort récente de quatre chasseurs madelinots, au large du Cap-Breton, la fin de semaine dernière. Il soutient que l'abattage de milliers de phoques est une tragédie plus grande que la mort des chasseurs.
Elizabeth May explique qu'en tant qu'environnementaliste et chef de parti, elle ne peut plus siéger à un comité de la Sea Shepherd Conservation Society. Elle indique qu'elle se dissocie des propos de Watson, mais qu'elle le respecte toujours.
Les propos de M. Watson ont aussi choqué les habitants des Îles-de-la-Madeleine, qui pleurent les quatre marins disparus. Jean-Claude Lapierre, porte-parole de l'Association des chasseurs de loups-marins des Îles-de-la-Madeleine, a qualifié ces propos d'immoraux et d'irrespectueux.
Joël Arseneau, maire des Îles-de-la-Madeleine, critique les méthodes de la Sea Shepherd Conservation Society. « C'est de faire de la désinformation, de la propagande, et c'est aussi leur façon de faire leur campagne de financement. Là, cette année, c'est comme s'ils étaient un peu en manque de visibilité », dit-il.
Les Saint-Pierrais perdent patience
Vendredi matin, une foule en colère a chassé le bateau de Paul Watson des îles françaises de Saint-Pierre-et-Miquelon. Le pêcheur Carl Beaupertuis indique qu'une foule s'est spontanément rassemblée sur le quai et qu'on a tranché les amarres du bateau. Le navire a ensuite pris le large. Il est parti si vite que deux membres de l'équipage sont restés derrière.
« Les pêcheurs, on n'est pas beaucoup de bateaux à Saint-Pierre, on est une douzaine de bateaux. Donc, on était tous là. Il y avait à peu près une centaine de personnes de la population aussi. On n'avait pas fait d'appel à personne, mais bon. C'est une petite communauté. Les gens qui ont vu le mouvement sont venus nous soutenir et nous donner un coup de main pour se débarrasser de cette racaille », affirme Carl Beaupertuis.
Les animalistes et les pêcheurs se sont lancé des insultes, puis des pierres. Les gendarmes ont peiné à contenir la colère des pêcheurs.
Les Saint-Pierrais ne chassent pas le phoque, mais en tant que marins, ils se sont sentis eux aussi insultés. Ils disent que tous les pêcheurs sont solidaires.
Accusations imminentes
Selon la Garde côtière canadienne, le bateau de Paul Watson s'est trop approché d'un groupe de chasseurs, la semaine dernière, violant ainsi la zone tampon réglementaire qui doit séparer les observateurs des chasseurs.
Le ministre des Pêches et des Océans, Loyola Hearn, a annoncé qu'il porterait bientôt des accusations contre M. Watson et l'équipage de son bateau.

28/04/2008 AMSTETTEN (AFP) - Josef Fritzl, 73 ans, a avoué lundi avoir séquestré sa fille dans sa cave pendant 24 ans et avoir eu avec elle des relations d'où sont nés sept enfants, et l'Autriche cherchait à comprendre comment de tels faits avaient pu si longtemps passer inaperçus.
L'homme avait monté un scénario diabolique et sophistiqué, selon les premiers éléments de l'enquête, et ni son entourage, ni les autorités n'avaient pendant toutes ces années eu le moindre le soupçon.
Josef Fritzl a reconnu avoir construit un réduit de 60 m2 dans la cave de sa maison, y avoir séquestré sa fille Elisabeth depuis 1984 - elle a 42 ans aujourd'hui - et trois des sept enfants auxquels elle a donné naissance.
Il a ensuite avoué les relations incestueuses et a fini par admettre avoir fait usage de la violence.
"Il a reconnu être le père des sept enfants de sa fille, dont l'un est décédé en bas âge", a indiqué Gerhard Sedlacek, le porte-parole du parquet de Sankt-Pölten, en charge de l'enquête.
Le suspect a été présenté à un juge en début de soirée et devait être placé en détention préventive pour deux semaines dans un premier temps. Selon M. Sedlacek, il ne fait pas de doute que cette détention sera prolongée en attendant la clôture de l'enquête et l'inculpation formelle.
L'affaire a éclaté samedi après l'hospitalisation, à la mi-avril, de l'un des enfants séquestrés, Kerstin, âgée de 19 ans, souffrant d'une mystérieuse maladie.
Les médecins ont alors recherché la mère de la jeune fille pour pouvoir mieux diagnostiquer le mal.
Or Elisabeth Fritzl avait été officiellement portée disparue depuis 1984 et aurait vécu avec une secte dans un endroit inconnu. En réalité, elle était séquestrée par son père dans sa cave.
L'un des sept enfants issus de ces relations incestueuses, un jumeau, est mort peu après la naissance. Le septuagénaire a admis avoir brûlé le corps dans la chaudière de son immeuble.
Trois autres ont été adoptés par le couple Fritzl après un scénario diabolique élaboré par le père. Les bébés ont été déposés à quelques années d'intervalle sur le seuil de la maison avec des lettres d'Elisabeth disant qu'elle ne pouvait pas les élever.
Elisabeth et les six enfants ont été placés en observation dans une unité psychiatrique de la clinique régionale, où leur état psychologique semblait satisfaisant.
En revanche, l'épouse de Josef, Rosemarie, 69 ans, avec qui il a eu sept enfants, serait dans un état psychologique préoccupant, selon le responsable des services sociaux de la ville, Heinz Lenze.
A sa libération, le dernier des enfants d'Elisabeth, un bambin de 5 ans, qui n'était encore jamais sorti de la cave où il était séquestré avec sa mère, un frère et sa soeur Kerstin, s'est réjoui auprès de l'assistante sociale de pouvoir "enfin monter dans une vraie voiture". Il n'en avait vu qu'à la télévision.
Selon les photos fournies par les enquêteurs, le réduit de 60 mètres carrés construit par Josef Fritzl était gardé par une porte en béton armé munie d'une serrure électronique dont il était le seul à connaître le code.
A l'intérieur, il y avait trois petites pièces, des sanitaires, une douche, une kitchenette et une télévision.
Les enquêteurs ont décrit en Josef Fritzl, un ancien électricien, un individu "très dynamique, dominant et autoritaire", qui "a simulé et maîtrisé la situation à la perfection" jusqu'à ce qu'il cède aux supplications de sa fille Elisabeth et accepte de faire hospitaliser Kerstin, mourante.
La jeune femme, toujours entre la vie et la mort lundi, n'a pas été violée, selon les premières conclusions des enquêteurs. Elle pourrait toutefois, comme ses frères et soeurs, avoir fait l'objet d'abus sexuels.
Les journaux parlant de "maison de l'horreur" à Amstetten, une bourgade à 150 kilomètres à l'ouest de Vienne, s'interrogeaient sur l'"aveuglement" des autorités, qui "comme avec Natascha Kampusch", ont été incapables de mettre fin plus tôt à ce drame.
Kidnappée par un déséquilibré à l'âge de 10 ans en 1998 et retenue pendant huit ans et demi dans le sous-sol d'un pavillon de la banlieue de Vienne jusqu'à son évasion en août 2006, Natascha Kampusch, aujourd'hui âgée de 20 ans, a proposé lundi son aide aux victimes d'Amstetten.

03/05/2008 Cyclone au Myanmar Le bilan pourrait atteindre 100 000 morts Mise à jour : 07/05/2008 15h30
(D’après AP) - Le cyclone Nargis, qui a balayé la Birmanie, pourrait avoir fait 100 000 morts et avoir détruit 95% des bâtiments dans les zones touchées, selon la chargée d'affaires de l'ambassade des États-Unis à Rangoon Shari Villarosa.
Devant la presse, elle a précisé que l'eau et la nourriture commençaient à manquer dans la région du delta inondée par le cyclone et mis en garde contre le risque d'épidémie.
Le cyclone s’est abattu sur le pays samedi dernier et l’aide humanitaire commence tout juste à arriver. Le Programme alimentaire mondial des Nations unies a commencé à distribuer de la nourriture au million de sans-abri des zones côtières, mais de nombreuses régions restent inaccessibles en raison des routes coupées et des inondations.

12/05/2008 DUJIANGYAN (AFP) - Le puissant séisme qui a secoué lundi l'ouest de la Chine a fait près de 12.000 morts, selon un nouveau bilan officiel, qui continuait de s'alourdir mardi, alors que les premiers secours sont arrivés dans la zone de l'épicentre.
"Jusqu'à présent, le bilan des morts du séisme a atteint 11.921", a déclaré Wang Zhenyao, chef du département des secours au ministère des Affaires civiles, lors d'une conférence de presse à Pékin.
Le précédent bilan faisait état de 9.219 morts.
Selon Chine Nouvelle, 2.000 personnes ont été tuées dans la seule ville de Mianzhu, dans la province du Sichuan (sud-ouest), où 4.800 personnes restaient ensevelies sous les gravats de bâtiments effondrés.
L'immense majorité des victimes a été recensée au Sichuan, la province où a été localisé l'épicentre du séisme de magnitude 7,9 qui s'est produit lundi peu avant 14h30 (06h30 GMT).
Aucune victime étrangère n'a pour l'heure été recensée, a indiqué mardi le gouvernement chinois. "Nous n'avons reçu aucune information jusqu'à présent concernant des victimes étrangères", a affirmé le porte-parole du ministère des Affaires étrangères Qin Gang lors d'un point presse.
Au lendemain du séisme, les premiers secours sont arrivés dans la zone de l'épicentre, le district de Wenchuan.
Des images de télévision montraient des immeubles détruits, des routes coupées et des survivants tentant de se libérer eux-mêmes des décombres.
Environ un millier de collégiens et professeurs sont également décédés ou portés disparus après l'effondrement de leur collège du district de Beichuan, au nord-est de Wenchuan, où plus de 80% des constructions se sont écroulées, selon des responsables locaux. "Le nombre de morts ou disparus est estimé à plus de 1.000" dans cette école, a affirmé Chine Nouvelle.
De nombreux enfants, qui étaient en classe à l'heure de la secousse, font partie des victimes.
A Dujiangyan, à une cinquantaine de kilomètres au sud de Wenchuan, des responsables du collège Xiang'e ont estimé que moins de 100 des 420 enfants de l'établissement devaient avoir survécu à l'effondrement de l'école.
"J'ai tout perdu. Ma maison et ma mère", a témoigné un habitant de la ville, Wen Xiaoping, figé devant le cadavre de sa mère extraite des débris.
A Shifang, une ville entre Chengdu et Wenchuan, environ 500 personnes sont mortes et 3.000 blessées tandis que 2.000 ont été ensevelies.
Toujours dans le Sichuan, deux usines de produits chimiques se sont effondrées, ensevelissant des centaines d'employés et conduisant à l'évacuation de 6.000 riverains, a indiqué l'agence officielle.
Dans la même province, 37 touristes, dont la nationalité n'a pas été précisée, et qui voyageaient en bus, sont morts dans un glissement de terrain.
Ce séisme est le plus grave qu'ait connu la Chine depuis celui de Tangshan en 1976, qui avait fait 242.000 morts selon un bilan officiel, a indiqué Xinhua (Chine Nouvelle).
"La situation est plus grave que nous l'avions estimé précédemment", a déclaré dans la nuit de lundi à mardi le Premier ministre Wen Jiabao, depuis le quartier général des secours à Dujiangyan, dans le Sichuan, à 100 kilomètres de l'épicentre. Dès lundi, il avait parlé d'un "désastre majeur".
"Nous ne pouvons pas compter seulement sur les équipes médicales de la province du Sichuan, nous avons besoin que des équipes arrivent de l'extérieur", a dit M. Wen, cité par la télévision nationale.
Le président Hu Jintao a martelé que l'acheminement des secours étaient la priorité absolue du gouvernement.
Plus de 50.000 soldats ont été mobilisés pour les opérations de secours, a annoncé mardi Chine Nouvelle.
Le séisme a été ressenti à des milliers de kilomètres, comme à Shanghaï et à Pékin. Aucune victime ni dégât n'ont été signalés dans la capitale. Les installations olympiques n'ont pas été endommagées, a annoncé le Comité d'organisation des JO qui doivent débuter le 8 août à Pékin.
La catastrophe n'a pas empêché la flamme olympique de poursuivre son périple. Le relais a entamé sa 12ème étape chinoise mardi à Longyan, une ville du Fujian, dans le sud-est.
De nombreux chefs d'Etat étrangers ont adressé des messages de condoléances et de soutien à la Chine, offrant leur aide, tels le président américain George W. Bush, le président français Nicolas Sarkozy, la chancelière allemande Angela Merkel ou le nouveau président russe Dmitri Medvedev.
La Chine a indiqué mardi qu'elle acceptait les nombreuses propositions d'aide, venant y compris de Taïwan, mais a jugé que les conditions n'étaient pas réunies pour l'envoi d'équipes étrangères dans les zones dévastées.
Le dalaï lama, accusé par la Chine d'avoir fomenté les émeutes de mars au Tibet, a exprimé ses "condoléances aux familles endeuillées par cette grande tragédie", saluant "la réponse rapide des autorités chinoises à déployer des équipes pour secourir les survivants".
Le séisme du 12 mai est la pire catastrophe qu'ait connue la Chine depuis 30 ans, et si Pékin a déjà confirmé 32.476 morts et 220.109 blessés, il s'attend à ce que le bilan dépasse les 50.000 tués.

26/05/2008 Affaire Couillard Le ministre Bernier démissionne Mise à jour : 26/05/2008 19h08
(PC) - Le premier ministre Stephen Harper a annoncé lundi soir qu'il acceptait la démission du ministre des Affaires étrangères, Maxime Bernier.
M. Harper a affirmé que M. Bernier avait oublié des documents classés secrets dans un endroit pas sécurisé et qu'il n'avait donc pas le choix de démissionner. Le premier ministre n'a pas précisé quels étaient les documents en question.
«C'est une erreur très grave», a déclaré M. Harper, ajoutant qu'il s'attentait d'un ministre qu'il garde dans un endroit sécurisé les documents secrets du gouvernement.
«C'est un devoir essentiel», a-t-il ajouté.
Le premier ministre a annoncé que l'actuel ministre du Commerce international, David Emerson, assurera l'intérim aux Affaires étrangères, tandis que la ministre du Patrimoine, Josée Verner, s'occupera de la Francophonie.
Ex-petite amie de Maxime Bernier
Julie Couillard s'est confiée, dans une entrevue exclusive, à Paul Larocque.
L'échange a eu lieu avant que ne soit annoncée la démission du ministre des Affaires étrangères, Maxime Bernier.
Madame Couillard s'est retrouvée au coeur d'une tempête politique il y a près de trois semaines, à Ottawa.
La femme de 39 ans explique qu'elle s'est sentie seule et abandonnée dans la foulée de cette tourmente.
Elle raconte également que Maxime Bernier a oublié chez elle un document classifié.
C'est d'ailleurs cette erreur qui a conduit M. Bernier à remettre sa démission au premier ministre lundi après-midi.

11/06/2008 Par Karine Fortin , La Presse Canadienne
OTTAWA - Le premier ministre Stephen Harper a présenté mercredi les excuses officielles du gouvernement du Canada aux anciens élèves des pensionnats indiens, ces institutions d'enseignement subventionnées par le fédéral et conçues pour assimiler les autochtones.
Presque toutes les provinces ont abrité des pensionnats spéciaux pour les membres des Premières Nations, les Inuits et les Métis. Ces établissements étaient plus nombreux dans l'Ouest qu'ailleurs, mais il y en a néanmoins eu une dizaine au Québec. Le dernier a fermé ses portes en 1980.
Ces pensionnats qui étaient la plupart du temps administrés par des communautés religieuses, ont été le théâtre de violence et d'abus sexuels, en plus de jouer un rôle prépondérant dans la dislocation des communautés autochtones de tous le pays.
Au nom du gouvernement canadien, M. Harper a admis que cette politique d'assimilation était erronée, qu'elle a fait beaucoup de mal et qu'elle a causé des dommages importants à la culture, la langue et au patrimoine autochtones.
Le fardeau de cette expérience douloureuse pèse sur les épaules des autochtones depuis trop longtemps, alors que ce fardeau revient directement au gouvernement fédéral et au Canada en entier, a ajouté le premier ministre, avant d'exprimer ses regrets.
"Au nom du gouvernement du Canada et de tous les Canadiens, je me lève devant vous, dans cette chambre si vitale à notre existence en tant que pays pour présenter nos excuses aux peuples autochtones pour le rôle joué par le Canada dans les pensionnats pour Indiens", a-t-il déclaré.
Son allocution a été interrompue à quelques reprises par les applaudissements nourris des députés, des dignitaires et surtout des nombreux représentants des Premières Nations, des Inuits et des Métis, qui prenaient place dans les tribunes réservées au public.
A certains moments, l'émotion était palpable dans la Chambre et plusieurs spectateurs n'ont pu retenir leurs larmes pendant que le premier ministre parlait.
Les excuses de Stephen Harper ont été immédiatement suivies de celles du chef libéral Stéphane Dion, qui s'est dit désolé que son parti, qui a été au pouvoir pendant l'essentiel du 20e siècle, ait joué un rôle dans cette tragédie.
"Je reconnais notre rôle et notre part de responsabilité dans ce drame, a déclaré M. Dion. J'en suis profondément désolé", a-t-il insisté.
Après son allocution, M. Dion est allé serrer la main de représentants autochtones, inuits et métis assis devant le premier ministre dans l'allée centrale de la Chambre des communes.
Le leader du Bloc québécois, Gilles Duceppe, et celui du Nouveau Parti démocratique, Jack Layton, l'ont imité après avoir eux aussi exprimé leurs regrets aux communautés touchées.
A la fin d'un discours revendicateur, M. Duceppe a invité les autochtones à un dialogue "de nation à nation" pour bâtir l'avenir. Il a aussi pressé le premier ministre Harper d'agir pour améliorer le sort des autochtones.
"Pour ceux qui ont perdu leur enfance dans les pensionnats, les meilleures excuses sont faites de gestes concrets, qui permettront à leurs enfants et à leurs petits-enfants de voir l'avenir avec espoir. Cela signifie que le gouvernement doit agir maintenant, de façon bien concrète", a-t-il ajouté.
A l'instar du leader souverainiste, Jack Layton a exhorté le gouvernement Harper à revenir sur sa décision et à signer la déclaration de l'ONU sur les droits des peuples autochtones.
Le chef du NPD a semblé très ému pendant son discours, notamment quand il a évoqué les souffrances des enfants et des familles comme celle du leader Cri Roméo Saganash, qui a été démembrée par les pensionnats.
"Aujourd'hui, nous marquons un moment très important pour le Canada", a-t-il souligné.
"C'est le moment où nous - en tant que Parlement et en tant que pays - assumons la responsabilité d'une des époques les plus honteuses de notre histoire. Et c'est le moment où nous commençons à bâtir un avenir partagé, sur un pied "égalité, en nous appuyant sur le respect mutuel et la vérité."
On estime qu'entre 1870 et 1996, plus de 150 000 enfants ont été enlevés à leur famille pour être envoyés dans les pensionnats où il n'avaient pas le droit de parler leur langue et où plusieurs ont été victimes de violence et d'abus sexuels.
L'objectif avoué de ces institutions était de "Canadianiser" les enfants autochtones et de tuer "l'Indien" en eux.
Les anciens élèves des pensionnats ont déjà obtenu un dédommagement après une longue bataille devant les tribunaux. Les représentants des communautés disent espérer que les excuses aideront les communautés à panser leurs plaies et à tourner la page.
Prenant la parole après les politiciens, le chef national de l'Assemblée des Premières Nations, Phil Fontaine, a d'ailleurs déclaré que les excuses marquaient "une nouvelle aube" pour les relations entre le Canada et les autochtones.

01/08/2008, Agence France-Presse, Une greffe des deux bras entiers est réalisée pour la première fois dans une clinique de Munich (sud de l'Allemagne).

25/09/2008 La course à l'espace des Chinois a franchi une nouvelle étape ce jeudi.
La Chine a en effet lancé le vaisseau Shenzhou VII, qui a pris son envol à l'aide de la fusée Longue Marche II-F. Le tout s'est fait à partir du Centre de lancement de satellites de Jiuquan, dans le désert de Gansu. Le président chinois Hu Jintao était présent, tout comme plusieurs hauts dignitaires du pays.
L'équipage est composé de trois taïkonautes et l'un d'eux aura l'insigne honneur d'être le premier Chinois à faire une sortie dans l'espace. Cette sortie est prévue pour demain, vendredi, ou samedi et devrait durer environ trente minutes. Ce devrait être Zhai Zhigang, un colonel de l'Armée de l'air, qui sortira dans l'espace. Liu Boming et Jing Haipeng sont les deux autres membres d'équipage de cette mission.
Les taïkonautes chinois doivent rester en orbite trois jours pour un retour sur terre dimanche. La capsule est censée atterrir en Mongolie intérieure.
La Chine compte placer en orbite éventuellement un module orbital, puis une station spatiale. En 2005, la Chine avait procédé à son premier vol habité.
Source: AFP, Radio-Canada

14/10/2008 Le prochain gouvernement du Canada sera formé par le Parti conservateur. Ce sera un gouvernement minoritaire, annonce Radio-Canada. Selon les chiffres actuels, le nouveau visage de la Chambre des communes devient comme suit:
Parti conservateur: 143 sièges Parti libéral: 77 sièges Bloc québécois: 49 sièges Nouveau Parti démocratique: 37 sièges Indépendants: 2 sièges
Il faut détenir 155 sièges à la Chambre des communes pour pouvoir former un gouvernement majoritaire.

04/11/2008 Présidentielle américaine
Obama président Le sénateur de l'Illinois, le démocrate Barack Obama, deviendra le 44e président des États-Unis. Il succédera officiellement à George W. Bush lorsqu'il sera assermenté le 20 janvier prochain.
L'homme de 47 ans deviendra du coup le premier Noir à diriger le pays, plus de 140 ans après que l'esclavagisme y eut été aboli et un peu plus 50 ans après que la Cour suprême eut entrepris de mettre un terme aux politiques ségrégationnistes toujours en vigueur dans certains États.
Grâce à une organisation électorale exceptionnelle, Barack Obama a non seulement réussi à préserver dans le giron démocrate tous les États remportés par le démocrate John Kerry en 2004, y compris la Pennsylvanie et le New Hampshire, mais aussi à s'adjuger plusieurs États qui avaient voté à l'époque pour George W. Bush: la Floride, l'Ohio, la Virginie, la Caroline du Nord, l'Indiana, l'Iowa, le Colorado, le Nevada et le Nouveau-Mexique.
Environ une heure après que son élection eut été annoncé, le sénateur de l'Illinois a déclaré à une foule de 125 000 personnes rassemblées à Grant Park, à Chicago, que le « changement arrive aux États-Unis ». Il a admis que le chemin serait difficile, mais a promis qu'il serait toujours honnête envers le peuple américain. (Voir notre texte sur le discours d'Obama).
Depuis Phoenix, en Arizona, le candidat républicain John McCain s'est adressé à ses partisans vers 23 h 30. Le sénateur de l'Arizona, a admis d'emblée que les électeurs avaient parlé clairement. Il a dit avoir appelé Barack Obama pour concéder la victoire et le féliciter. Il a souligné le caractère historique de l'élection. (Voir notre autre texte à ce sujet.)
Barack Obama héritera d'un pays qui est englué dans la plus grave crise financière depuis la Grande dépression de 1929, et dont l'armée mène des guerres en Irak et en Afghanistan. Les États-Unis n'ont pas vécu de transition en temps de guerre depuis que Richard Nixon a succédé à Lyndon B. Johnson en 1969, en pleine guerre du Vietnam. (Voir notre article sur la période de transition).
Un suspense de quelques heures
Dès le départ, la soirée s'annonçait difficile pour John McCain. La Pennsylvanie et le New Hampshire, deux États dans lesquels le républicain John McCain avait mis beaucoup d'espoir, ont été accordés à Barack Obama.
L'Ohio s'est ajouté à la liste plus tard, suivi par la Virginie, anéantissant toute possibilité pour John McCain de renverser la vapeur. Lorsque les bureaux de vote ont fermé leurs portes dans les cinq derniers États de l'Ouest du pays, dont la Californie, à 23 h, le sort de John McCain a été immédiatement scellé.
Aucun candidat républicain n'a réussi à accéder à la présidence sans avoir remporté l'Ohio. De leur côté, les électeurs de la Virginie et de l'Indiana n'avaient pas appuyé un candidat démocrate lors d'une présidentielle depuis Lyndon B. Johnson, en 1964.
John McCain a par ailleurs remporté l'État-clé du Missouri par une faible marge de moins de 6000 votes sur 2,87 millions de votes enregistrés. C'est seulement la deuxième fois en 100 ans que le Missouri s'est trompé, et la première depuis 1956.
Après dépouillement de 116 millions de votes, Barack Obama obtient 52 % du vote populaire contre 47 % pour son adversaire républicain. Le candidat démocrate a remporté la présidentielle grâce notamment à l'appui des jeunes, des femmes, des indépendants, des Afro-Américains et des hispanophones.
Les grands électeurs Aux États-Unis, le candidat élu est celui qui obtient l'appui d'au moins 270 des 538 grands électeurs(Obhama 349 McCain 147). Le nombre de grands électeurs d'un État est proportionnel à sa population; plus un État est populeux, plus il a de grands électeurs.
Le candidat qui remporte le vote populaire dans un État obtient l'appui de tous les grands électeurs de cet État (sauf au Nebraska et au Maine). Le candidat qui remporte la Californie, ne serait-ce que par une voix, obtient l'appui de ses 55 grands électeurs. Pour en savoir plus, consultez notre section Qui élit le président?

22/11/2008"Ce soir, je rentre chez moi"
- Patrick Roy Samedi 22 novembre 2008
Patrick Roy a été honoré samedi soir au Centre Bell. (Photo Getty) Après un exil de 13 ans, Patrick Roy a effectué son retour officiel dans la famille du Canadien par la grande porte, samedi soir au Centre Bell.
Quelques minutes avant de voir son numéro 33 soulevé à jamais dans les hauteurs du Centre Bell, Roy est entré dans le domicile qu’il avait quitté si brusquement en 1995 par l’entrée de la rue de la Gauchetière. Circulant parmi les partisans dans les corridors de l’amphithéâtre, il est ensuite descendu vers la patinoire, où il a rejoint les membres de sa famille après avoir donné l’accolade à Jean Béliveau sous les acclamations de la foule.
Quand Dick Irvin et Richard Garneau ont finalement réussi à reprendre la parole, ils ont invité Jean Perron, Pat Burns et Jacques Demers, trois entraîneurs qui ont dirigé Roy à Montréal, à s'avancer sur le tapis rouge pour s'adresser à la foule.
Pierre Lacroix, un complice de longue date de Roy, a ensuite pris le micro pour rendre hommage à son ami.
"J’ai rarement rencontré quelqu’un qui dévore la vie avec autant d’intensité. Jamais je n’ai vu autant d’énergie, de fougue et de passion concentrés dans une seule et même personne. Quelqu’un, dans le fond, qui vit chaque jour comme si c’était son dernier."

Le 17/12/2008, Agence France-Presse une équipe de chirurgiens de l'Ohio (nord des États-Unis) greffent le visage d'une femme à 80%, réalisant ce qui est considéré comme une première mondiale dans la greffe presque totale d'un visage.



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Ils sont partis le......


.2008

12/01/2008 (D’après La Presse Canadienne) - Une tragédie routière a fait huit morts dans la nuit de vendredi à samedi à Bathurst au Nouveau-Brunswick.
Les victimes se trouvaient dans un autobus transportant de jeunes joueurs de basketball d'une école secondaire anglophone de Bathurst, en provenance de Moncton, où ils avaient participé à un tournoi.
Les victimes sont sept jeunes âgés de 15 à 17 ans et une enseignante. L'accident est survenu peu après minuit sur la route 8, près de la sortie de la route 11. Sur une chaussée glissante, l'autobus est entré en collision avec un camion semi-remorque.
Quatre autres personnes qui se trouvaient dans la fourgonnette ont survécu à l'accident, dont la fille et l'époux de l'enseignante décédée.
L'époux est aussi l'entraîneur de l'équipe. C'est lui qui était au volant du véhicule au moment du drame.
Il a d'ailleurs obtenu son congé de l'hôpital. Un des adolescents est toujours au soins intensifs dans un état stable. Les autres blessés sont soignés pour de multiples fractures.
Le conducteur du poids lourd s'en est sorti indemne.
L'hypothèse d'une chaussée rendue glissante par la neige et la pluie verglaçante est privilégiée par les enquêteurs.

13/02/2008 Henri Gabriel Salvador, né à Cayenne, le 18 juillet 1917[1] et décédé le 13 février 2008, est un chanteur et guitariste de jazz français. Outre sa grande longévité (des années 1930 aux premières années du XXIe siècle), Henri Salvador est un personnage marquant de la musique française et mondiale :
ses chansons populaires restent fredonnées par des générations de Français (Syracuse ; Le loup, la biche et le chevalier (Une chanson douce), etc.) ; il est le premier chanteur de rock'n roll français (1956).(internet)

29/06/2008 La première Québécoise à avoir reçu une greffe coeur-poumons est décédée. Diane Hébert, âgée de 50 ans, a succombé à une infection pulmonaire dans la nuit de samedi à dimanche, selon ce qu'a appris le réseau LCN.
La transplantation avait été effectuée à l'hôpital général de Toronto le 26 novembre 1985. Cette greffe lui aura donc permis de vivre 22 années de plus.
Diane Hébert avait notamment mise sur pieds en 1987 sa propre fondation pour venir en aide aux personnes en attente d'une greffe et aux greffés. Elle avait activement milité pour sensibiliser la population au don d'organes.(Matinternet)

28/06/2008 Michel Vastel, journaliste de notoriété, s’est éteint plus tôt aujourd’hui à l’âge de 68 ans, dans sa maison à Bedford, en Montérégie. Sa disparition a suscité beaucoup de tristesse. Il a marqué tant son lectorat que le milieu journalistique et politique. Voici certains des témoignages :
Claude Morin, ancien ministre péquiste, ignorait la maladie de Michel Vastel. Il consultait régulièrement son blogue et ses articles. Il a connu le journaliste dans les années 70. Il avait pleine confiance en lui du temps où il était ministre. « C’est quasiment une bibliothèque qui nous quitte », précise le politicien.
Jean-Jacques Samson, ancien collègue du Journal de Québec, choqué et attristé, savait que sa maladie avait évolué sans toutefois imaginer qu’il pouvait partir si tôt. Selon lui, Michel Vastel pouvait écrire avec une rapidité phénoménale. « Un bel exemple d’intégrité sur le plan journalistique. Il traitait les choses avec un certain recul. »
Mario Dumont, chef de l’ADQ, avait côtoyé le journaliste de nombreuses années. Michel Vastel aimait la politique. Sa plume a marqué le politicien tout comme sa curiosité. Le journaliste, selon lui, montrait beaucoup de rigueur sur le terrain.
Quant à lui, Bernard Landry, l’ancien premier ministre du Québec, reconnaît en Michel Vastel son amour pour le Québec. Selon lui, le journaliste n’a jamais vraiment été redouté par les politiciens, car il disait la vérité.
Luc Lavoie, vice-président de Quebecor, son ancien collègue à la Colline parlementaire, des trémolos dans la voix, confie le côté bon vivant de son ami journaliste. Il était reconnu pour son appétit mais aussi ses barbecues. « C’est triste de perdre un frère. C’était vraiment un gars d’exception. », rajoute Luc Lavoie.
Par ailleurs, le chroniqueur judiciaire Claude Poirier souligne à son tour son talent d’auteur.
Michel Vastel, avant de s’éteindre, écrivait sur son blogue ce matin : « Depuis le temps que vous attendiez que je prenne ma retraite. Voilà. On y est. Je rentre dans mes terres, cultiver mes vignes… Allez. Je vous dis au revoir. On a tout de même fait du bon boulot ensemble! » (LCN)

27/09/2008 L'acteur Paul Newman meurt d'un cancer à l'âge de 83 ans samedi 27 sep, 14 h 58
The Associated Press
NEW HAVEN, Connecticut - Le plus célèbre regard bleu acier du cinéma américain vient de s'éteindre. L'acteur de légende, réalisateur, producteur et entrepreneur féru de courses automobiles Paul Newman a succombé à un cancer à l'âge de 83 ans.
L'homme à la soixantaine de rôles, qui avait notamment incarné à l'écran Butch Cassidy au côté de Robert Redford, est décédé vendredi, entouré de sa famille et de ses amis, dans sa propriété près de Westport, dans le Connecticut, a précisé samedi l'attaché de presse Jeff Sanderson.
Après avoir fêté cet hiver son 50e anniversaire de mariage avec l'actrice et réalisatrice Joanne Woodward, il avait renoncé en mai dernier pour des raisons de santé non précisées à diriger une adaptation théâtrale du livre "Des souris et des hommes" de John Steinbeck.
Nommé à dix reprises aux Oscars, il avait raflé la statuette dorée du meilleur acteur en 1987 pour son interprétation d'Eddie Felson, ex-champion de billard, dans "La Couleur de l'argent" de Martin Scorsese, et deux autres Oscars, l'un en 1986 en hommage à ses "performances mémorables" à l'écran, l'autre en 1994 pour son action caritative. Il s'était illustré pour la dernière fois aux Oscars à l'occasion de sa nomination dans la catégorie du meilleur second rôle pour le film "Les sentiers de la perdition" de Sam Mendes en 2002.
Aussi à l'aise dans des comédies ("L'Arnaque" de George Roy Hill) que dans des drames ("Le plus sauvage d'entre tous" de Martin Ritt), hors-la-loi ou policier, avocat alcoolique ou prix Nobel de littérature, arnaqueur ou homme d'affaires honnête persécuté par une journaliste irresponsable, Paul Newman incarnait une certaine image de l'Amérique.
Au cours de sa carrière, l'homme à la beauté classique a parfois fait équipe avec son épouse, elle aussi distinguée aux Oscars pour "Les Trois visages d'Eve", film sorti en 1957. Il l'a notamment dirigée dans les films "Rachel, Rachel" en 1968, "De l'influence des rayons gamma sur le comportement des marguerites" en 1972 - rôle qui a valu à Woodward un prix d'interprétation au festival de Cannes - et "La ménagerie de verre" en 1987.
"J'ai du steak à la maison. Pourquoi sortir pour un hamburger?", avait-il répondu au magazine "Playboy", qui l'interrogeait sur la fidélité. Le couple, l'un des plus unis d'Hollywood, s'était marié en 1958, année où tous deux furent à l'affiche des "Feux de l'été" de Martin Ritt, qui permit à Newman de décrocher le prix d'interprétation masculine au festival de Cannes.
De leur union sont nées trois filles, Elinor ("Nell"), Melissa et Clea. Newman a également eu deux filles, Susan et Stephanie et un fils Scott - mort en 1978 d'une surdose accidentelle d'alcool et de Valium - avec Jacqueline Witte, sa précédente épouse.
Né à Cleveland (Ohio) dans une famille de deux enfants, Paul Newman a débuté au théâtre et à la télévision dans les années 1950, après avoir suivi des cours à l'école d'art dramatique de l'Université de Yale et à l'Actor's Studio à New York où il comptait entre autres camarades Marlon Brando, Karl Malden et James Dean. La mort dramatique de ce dernier en 1955 amena Newman à reprendre le rôle que Dean devait tenir dans une adaptation télévisée d'une oeuvre d'Hemingway. Côté cinéma, "Le calice d'argent" (Victor Saville) marqua la première apparition de Newman, un film que l'acteur méprisait.
Au gré des rencontres avec les plus grands réalisateurs, Newman est devenu l'une des stars les plus appréciées au monde, une légende aimée par ses pairs. Avec une élégance conjuguée à un éclectisme dans ses choix, il a brillé dans "Butch Cassidy et le Kid", "Luke la main froide", "Absence de malice", "Le verdict" ou "Exodus".
Sa carrière est marquée par des collaborations avec certains des plus grands cinéastes du dernier demi-siècle, d'Alfred Hitchcock ("Le rideau déchiré") à John Huston ("Le piège"), en passant par Robert Altman ("Quintet"), Arthur Penn ("Le gaucher"), Otto Preminger, Scorsese et les frères Coen ("Le grand saut"). Elizabeth Taylor, Lauren Bacall, Tom Hanks ou Tom Cruise ont compté au nombre de ses partenaires.
Au fil des rôles, les interprétations de l'acteur au physique remarquablement intact sont devenues plus subtiles, s'éloignant des performances maniérées de ses premières années, quand certains voyaient en lui un imitateur de Marlon Brando. "Il faut un long moment à un acteur pour développer l'assurance que le svelte Paul Newman aux cheveux argentés a acquise", écrivait Pauline Kael, critique de cinéma, à son sujet, dans les années 1980.
A 80 ans passés, il était toujours demandé. Il avait remporté un Emmy Award et un Golden Globe pour le drame de 2005 sur HBO, "Empire Falls", et avait prêté sa voix à une voiture de 1951 dans le film à succès de Disney/Pixar, "Quatre roues" ("Cars").
Dans la vraie vie, Newman a cherché à venir en aide aux opprimés, philanthrope faisant don de dizaines de millions de dollars à des oeuvres caritatives via son entreprise d'alimentation créée en 1982, Newman's Own, qui commercialise notamment vinaigrettes et sauces, et installant des camps pour des enfants gravement malades. Violemment opposé à la guerre du Vietnam, il était si connu pour ses idées de gauche qu'il finit sur la "liste des ennemis" du président Richard Nixon, l'une des réussites dont l'acteur était le plus fier.
Dans les années 70, Newman avait avoué s'ennuyer sur les plateaux. Fasciné par la course automobile, un sport auquel il s'intéressa pour les besoins du film "Virages", il devint professionnel en 1977 et son écurie obtint de bons résultats dans plusieurs grandes courses, dont une cinquième place à Daytona en 1977 et une deuxième au Mans en 1979. "La course est la meilleure chose que je connaisse pour s'échapper de toute la camelote d'Hollywood", avait-il confié en 1979 au magazine "People".
Amateur de bière et de blagues, l'homme qui fuyait Hollywood, acceptait avec réticence les interviews et refusait généralement de signer des autographes. Newman affirmait aussi ne jamais lire les critiques de ses films. "Si elles sont bonnes, vous prenez la grosse tête, et si elles sont mauvaises, vous êtes déprimé pendant trois semaines".

17/10/2008 Un des fondateurs du body building, Ben Weider, est décédé
Daphné Cameron La Presse
«Homme de paix», «francophile», «philanthrope» et «pince-sans-rire»... Voilà comment les proches de Ben Weider se souviendront du célèbre culturiste et homme d'affaires montréalais, qui s'est éteint vendredi à l'âge de 85 ans.
«C'était une légende vivante, un homme passionnant», a confié l'ancien chef de la police de Montréal Jacques Duchesneau au sujet de son vieil ami, qu'il considérait comme un frère. «Il a rencontré tous les grands de ce monde, et partout où il passait les gens voulaient se faire photographier avec lui. C'était un véritable ambassadeur, qui voulait promouvoir la paix à travers le sport.»
Ben Weider est né dans le village de Saint-Lin, dans les Laurentides, de parents juifs polonais. Lorsqu'il a 6 ans, sa famille s'installe rue Coloniale, à Montréal. Dans les années 40, avec son frère Joe, il fonde son entreprise d'équipement de musculation, et dans la foulée, met sur pied la Fédération internationale de culturisme, aujourd'hui implantée dans plus de 170 pays. C'est d'ailleurs lui qui fera la découverte d'Arnold Schwarzenegger.
Ben Weider est également connu pour sa passion pour l'histoire de Napoléon Bonaparte. Il est le président fondateur de la Société napoléonienne internationale et s'est battu toute sa vie pour défendre la thèse selon laquelle l'empereur a été empoisonné à l'arsenic. Il a rédigé plusieurs ouvrages à ce sujet.
Selon l'auteur Victor Lévy-Beaulieu, autre ami de longue date, Ben Weider brillait par sa générosité. «C'était un mécène extraordinaire, dit-il. Lorsqu'il a publié ses trois ouvrages aux Éditions VLB, il a cédé ses droits d'auteur pour que je puisse publier des auteurs québécois. Contrairement à la plupart des gens riches que j'ai rencontrés, c'était un homme très simple, très noble, et contrairement à plusieurs hommes d'affaires, il était très cultivé.»
Selon Victor-Lévy Beaulieu, Weider était un bourreau de travail qui se mettait à l'ouvrage dès 5h le matin.
«Il est l'un des premiers Québécois à être devenu multimilliardaire. Son entreprise compte une centaine de succursales dans le monde. Lorsque je lui rendais visite à son bureau, c'était toujours très impressionnant de voir sa carte avec des voyants rouges s'allumer lorsqu'il recevait des appels en provenance de partout sur la planète.»
L'animateur Gilles Proulx s'est lié d'amitié avec Ben Weider en 1984. Il se souviendra de son ami surtout comme d'un grand pacifiste et d'un grand francophile. «C'était un homme extraordinaire. Il était juif, mais il a offert un gymnase à la communauté palestinienne parce qu'il voulait promouvoir la paix grâce au sport. Cela ne l'a pas non plus empêché de donner un million de dollars pour refaire le parvis de la cathédrale de Montréal. Il a été mis en nomination pour le prix Nobel de la paix, ce n'est pas rien.»
Le vice-président directeur de la Société napoléonienne internationale, David Markham, a appris le décès de son ami et mentor hier, à Philadelphie, où il assistait à un congrès sur Napoléon Bonaparte.
«Ben est l'une des rares personnes qui a eu un impact majeur dans autant de domaines. Il était très respecté. Lorsque nous avons appris sa mort au congrès, tout le monde s'est levé et a chanté La Marseillaise. C'était le genre d'homme qui méritait de tels honneurs.»
Ben Weider est mort subitement à l'Hôpital général juif de Montréal. Dans les jours précédents, il s'était plaint d'une grande fatigue. Ses funérailles auront lieu demain à Montréal.

24/06/2009 Les drapeaux sont en berne à Ottawa, sur la tour du Parlement, à la mémoire de Roméo LeBlanc, mort ce mercredi après une longue maladie.
Natif du Nouveau-Brunswick, M. LeBlanc a été ministre des Pêches dans le gouvernement libéral de Pierre Elliot Trudeau.
En 1984, il est nommé au Sénat, puis aura l'honneur d'être le premier Acadien à occuper les fonctions de gouverneur général, à partir de 1995. Il se retirera quatre ans plus tard.
Avant de se lancer en politique, M. LeBlanc avait travaillé comme correspondant étranger pour Radio-Canada, au début des années 60. Il quitte cependant rapidement le journalisme pour devenir l'attaché de presse du premier ministre canadien d'alors, le libéral Lester B. Pearson, puis de Pierre Elliot Trudeau.


ILES DE LA MADELEINE

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