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22-23/01/2014 Incendie de L'Isle-Verte : la population sous le choc
IsabelleIsabelle Le MaléfanPublié le 24 janvier 2014
Toute la communauté de L'Isle-Verte est en deuil à la suite du terrible incendie qui a ravagé, dans la nuit de mercredi à jeudi, la résidence de personnes âgées. La Résidence du Havre abritait 53 logements de personnes autonomes et semi-autonomes. La solidarité s'est mise en place dans les heures qui ont suivi la tragédie.
Isabelle Le Maléfan Les pompiers poursuivent leur intervention sur les ruines de la Résidence du Havre, située au cœur de la ville de L'Isle-Verte. Les citoyens de L'Isle-Verte sont sous le choc. Certains le disent : «Quand j'ai entendu la nouvelle, j'ai cru que c'était une joke»; «je n'y croyais pas», raconte un autre voisin de la Résidence du Havre.
Le dernier bilan fait état de cinq décès, d'une vingtaine de personnes d'évacuée et d'une trentaine de personnes qui manquent toujours à l'appel.
«On a contacté la Croix-Rouge, car on a besoin de répondre rapidement à des besoins. Certains ont perdu leurs lunettes ou encore leur prothèse auditive», souligne Jean D'Amour, député de Rivière-du-Loup–Témiscouata.
Au cours des prochains jours, une campagne de financement sera mise en place. Les autorités vont établir un inventaire des besoins. «Déjà aujourd'hui (jeudi), nous avons eu des offres d'entreprises et d'individus qui nous ont demandé s'ils pouvaient nous aider et nous soutenir. C'est un beau message pour notre population», explique le député.
La population en deuil
Martine Cormier La recherche des corps a repris à L'Isle-Verte L'Isle-Verte: cinq décès confirmés par les autorités «Ce que j'ai vu cette nuit, ça ne se décrit pas» - Simon Lavoie
Une fois la nuit tombée sur la petite commune du Bas-Saint-Laurent, les pompiers et les policiers ont poursuivi leur intervention dans les ruines de la Résidence du Havre. «Je ne connais pas une famille de la région qui n'est pas en deuil ce soir. On connait malheureusement tous quelqu'un qui a péri dans cet incendie», confie Jean D'Amour.
@R:Quant à l'origine de ce brasier, seule l'enquête pourra la dire. «On décidera s'il faut demander une enquête publique du coroner une fois l'enquête de routine effectuée si l'information n'est pas suffisante. Il est certain que des éléments de protection incendie devront être évalués, explique Philippe Couillard, chef du Parti libéral du Québec. Cependant, une société n'est jamais à l'abri du risque. Il faut s'assurer que l'on prenne le maximum de précaution pour l'empêcher. Mais aujourd'hui, je me préoccupe des gens, de la douleur de ces gens. Tout le monde est en deuil.»

23 janvier 2014 - 04:38 | Mis à jour : 17:18 Nuit d'horreur à L'Isle-Verte Francois Drouin Par Francois Drouin, Journaliste
L'Isle-Verte - Une véritable tragédie humaine sous fond d'incendie a frappé en plein coeur la petite communauté de L'Isle-Verte tôt dans la nuit de jeudi. C'est que 6 personnes âgées sont décédées et 27 autres logeant à la Résidence du Havre manquent toujours à l'appel suite à un violent brasier qui s'est déclaré vers 0 h 25.
Devant l'ampleur de la tragédie, la Sûreté du Québec a mis en place un Centre d’opération à l'École Moisson-d'Arts et déclenché les mesures d'urgence. De la cinquantaine de résidents, moins d'une dizaine ont trouvé refuge dans le gymnase de l'école. D'autres ont été conduits au Centre hospitalier régional du Grand-Portage. Mais 27 manquent toujours à l'appel.
Des témoins ont raconté, la gorge nouée par l'émotion, avoir vu périr des résidants coincés dans l'immeuble.
Mario Michaud qui habite en face de la résidence raconte : « Je me suis levé vers 0 h 25 pour aller aux toilettes. J'ai vu de la fumée. Le feu avait commencé au deuxième étage. J'ai réveillé ma blonde et j'ai appelé le 911. J'ai vu les pompiers, puis ils se sont installés. (…) Une femme au deuxième étage criait, elle est sortie sur le balcon. Son garçon est allé chercher une échelle, mais il n'a pas pu aller la chercher. Elle est morte brûlée. » Des voisins, sous le choc, ont assisté impuissants à la scène. Déjà à l'arrivée des pompiers de la caserne 20 de L'Isle-Verte, les flammes s'étaient répandues à la section est de l'immeuble. « Une nuit d'enfer », a lancé le chef pompier Yvan Charron. Devant l'ampleur de l'incendie, il a fait appel aux services incendie de Saint-Paul-de-la-Croix, Saint-Éloi, Saint-Arsène, Trois-Pistoles et Cacouna.
« Avec l'aide de la SQ, nous avons procédé à l'évacuation des maisons voisines. Il y avait beaucoup de tisons et de débris soulevés et transportés par la chaleur et les vents », a commenté M. Charron. Face à un embrasement général, le chef pompier a opté pour une approche défensive afin d’éviter que le feu se propage aux maisons voisines. Les pompiers ont aidé quelques résidants à évacuer, mais le bilan s'annonçait lourd. « Il s'agit de personnes âgées dont certaines sont à mobilité très limitée. D'autres ont eu peur et ils se cachaient sous des couvertures. » René-Jean Caron a accompagné sa conjointe qui travaille à la Résidence du Havre. « Son boss l'a appelé parce que c'était en feu. Arrivés ici c'était un feu roulant. On connaissait plusieurs personnes là. Il arrive des épreuves dans la vie, on pouvait rien faire. On va mettre la main pour essayer de s'entraider », a-t-il laissé tomber avec émotion. La partie ouest du bâtiment, protégé par un mur coupe-feu, a pu être évacuée à temps. LIGNE D'URGENCE Les citoyens en quête de nouvelles de leurs proches sont invités à communiquer avec la ligne d'urgence au 418 868-1010 ou sans frais au 1 800 659-4264. La Sûreté du Québec tiendra un point de presse en tout début de matinée.

20/10/2014 Deux militaires happés par Martin Rouleau
L'homme qui a pris la fuite après avoir happé avec sa voiture deux militaires à Saint-Jean-sur-Richelieu était connu de la GRC, qui craignait dans les derniers temps qu'il ne se soit radicalisé. Selon les témoignages de ses voisins, le suspect s'était converti à l'islam il y a environ un an.
L'homme, qui a succombé à ses blessures après avoir été atteint par balle par les policiers, était Martin Rouleau, 25 ans, un résident de Saint-Jean-sur-Richelieu. Selon nos informations, il se présentait comme étant « Ahmad LeConverti » sur Facebook. Sa page a été fermée en soirée.
La SQ a confirmé, mardi matin, la mort d'un des deux militaires happés par Martin Rouleau. La deuxième personne que le suspect a happée avec son véhicule est pour sa part légèrement blessée.
Les policiers ont procédé à des saisies à la suite de la perquisition de la maison du père du suspect, en fin de soirée lundi.
Martin Rouleau avait notamment attiré l'attention de l'Équipe intégrée de la sécurité nationale de la GRC.
La GRC a refusé de commenter davantage, afin de ne pas nuire à l'enquête menée par la Sûreté du Québec (SQ).
« Les autorités fédérales ont confirmé que certains éléments indiquent clairement qu'il s'agit d'un individu qui s'est radicalisé. » — Déclaration du Bureau du premier ministre Stephen Harper
La SQ n'écarte pas la possibilité que le drame puisse avoir été planifié par le fuyard. Elle affirme toutefois que ses enquêteurs n'ont pour le moment aucune raison de croire qu'il est relié à un acte de terrorisme, bien que ce mobile fasse partie des hypothèses.
« On va éplucher sa vie », a indiqué le porte-parole du corps policier, Michel Brunet, qui dit être en communication avec la GRC.
Réactions à Ottawa
L'histoire avait rebondi plus tôt en journée à la Chambre des communes, où un député conservateur, interpellant le premier ministre Stephen Harper peu après l'événement, avait évoqué un possible acte terroriste contre deux membres des Forces canadiennes, alors qu'il n'y avait aucun indice à cet effet à ce moment-là.
Le premier ministre n'a alors rien nié, tout en disant être au courant de ces informations. Il a présenté un message aux familles des militaires touchés, affirmant ensuite que les autorités surveillaient la situation et qu'elles étaient prêtes à mettre toutes leurs ressources au service de l'enquête.
En début de soirée, le Bureau du premier ministre a confirmé que Stephen Harper avait été informé de tous les détails de la situation avant de prendre la parole à la Chambre des communes.
Les réactions politiques n'ont pas tardé à venir.
« Comment ça se fait que cet individu-là ait pu se rendre dans cette situation-là? On a parlé dans le dossier de l'Irak de gens qui seraient revenus au Canada. S'ils connaissent la présence de ces gens-là, comment ça se fait que les autorités compétentes n'ont pas agi? » a demandé Hélène Laverdière, la députée néo-démocrate de la circonscription de Laurier-Sainte-Marie.
« Il y a toujours la menace, qui est réelle. Et nous accordons beaucoup de confiance aux agences de sécurité afin de prévenir les attentats. Mais c'est impossible de les empêcher totalement », a lancé de son côté le ministre de l'Emploi et du Développement social, Jason Kenney.
La poursuite
Les policiers avaient pris l'homme en chasse dès leur arrivée dans le stationnement d'un centre commercial du boulevard du Séminaire Sud, où il venait de renverser les deux militaires.
La poursuite, qui s'est prolongée sur quatre kilomètres, a pris fin lorsque Martin Rouleau a perdu la maîtrise de son véhicule à l'intersection du boulevard du Séminaire Sud et de la rue Schubert. La voiture a fait une embardée avant de finir sa course sur le toit, dans un fossé.
Sorti indemne de son véhicule, l'homme aurait alors foncé sur une policière, muni d'une arme blanche. Les policiers ont aussitôt ouvert le feu sur lui. Des témoins rapportent qu'ils ont entendu environ six coups de feu.
En plus du Collège militaire royal de Saint-Jean, qui forme les officiers des Forces canadiennes, Saint-Jean-sur-Richelieu compte une garnison militaire.

22/10/2014 Crise à Ottawa: Deux fusillades, d'abord au Monument commémoratif de guerre, près du Parlement puis à l'hôtel du Parlement, sont survenues en matinée, peu après 9h30, mercredi. Un soldat des Forces armées canadiennes est mort, trois personnes ont été blessées et l'un des suspects a été abattu par les services de sécurité du parlement.
Selon le réseau américain CBS, qui cite des sources des autorités américaines, le nom du suspect abattu serait Michael Zehaf-Bibeau, un Montréalais né au Canada en 1982.
Un nombre indéterminé de suspects serait possiblement toujours au large.
Toutes les bases militaires au pays ont été fermées aux visiteurs et les membres des Forces armées canadiennes ont reçu l'ordre de ne plus sortir en public en uniforme, à moins qu'ils ne soient en fonction.
Des policiers de l'équipe tactique et des militaires étaient toujours déployés à divers endroits d'Ottawa mercredi soir. Un nouvel avis de sécurité rendu public en soirée enjoint les gens qui se trouvent au centre-ville à rester à leur emplacement actuel.
Sept édifices d'Ottawa - où se trouvent notamment des bureaux de députés - sont toujours sous le coup d'un ordre de confinement.
Stephen Harper en sécurité
Le premier ministre, qui a été évacué de la colline parlementaire, s'est entretenu avec Thomas Mulcair, chef de l'Opposition officielle et Justin Trudeau, chef du Parti libéral.
Le premier ministre s'est dit heureux que M. Mulcair et M. Trudeau soient sains et saufs et a réitéré l'importance que le gouvernement et le Parlement continuent à fonctionner, tout en condamnant cette «attaque méprisable».
Selon ce qui aurait été confirmé au Toronto Sun, le premier ministre était en réunion avec Julian Fantino, le ministre des Anciens combattants, quand les coups de feu ont été entendus au parlement.
Du personnel politique et des journalistes ont dû se mettre à l'abri, à la demande des forces de l'ordre.
La police d'Ottawa demande aux citoyens de se garder d'aller au centre-ville, où l'enquête était toujours en cours mercredi soir.
Des réactions immédiates
À Québec, la sécurité a été renforcée autour de l'Assemblée nationale, où les parlementaires ont décidé de poursuivre les travaux pour ne pas céder devant la terreur. Aucun visiteur ne pouvait pénétrer dans le bâtiment dans l'après-midi.
À Montréal, le maire, Denis Coderre, a indiqué que des policiers étaient déployés à des endroits stratégiques de la ville et que l'hôtel de ville, encerclé par une dizaine de voitures de police, serait bouclé jusqu'à nouvel ordre. La direction de la Société de transport de Montréal se penche sur les directives données par la sécurité nationale.
À Queen's Park, la première ministre ontarienne, Kathleen Wynne a dit «refuser de se taire» devant cette attaque contre la démocratie. Les travaux se poursuivent.
À Washington, le président Barack Obama est tenu informé de l'évolution de la situation. La Maison-Blanche a déclaré que le président Obama a condamné «ces attaques odieuses», en plus de réaffirmer l'alliance et l'amitié entre le Canada et les États-Unis.
Sur Twitter, le premier ministre britannique, David Cameron, a offert «son soutien entier au peuple canadien».
Plusieurs coups de feu
Ève Peclet, députée du NPD, compte parmi les politiciens qui ont été placés dans un local sécurisé dès le début de la fusillade.
« On a entendu un gros bang, un peu comme de la construction. Ensuite, plusieurs bruits sourds qui allaient de plus en plus vite et qui se rapprochaient. «Quand un agent de sécurité est entré dans la salle du caucus pour nous aider à barricader les portes, les gens ont compris. L'agent a dit : « Restez loin des portes! »
On a compris que ce n'était pas de la construction. Tout le monde s'est caché en dessous des tables. Il y a des gens qui ont aidé à barricader les portes.»
« On a reçu la consigne de rester loin des fenêtres, ajoute pour sa part Karl Bélanger, secrétaire principal du chef de l'opposition. On a tiré les bureaux et les stores pour assurer de ne pas être a la vue d'un tireur potentiel.
« J'ai appelé ma femme pour pas qu'elle l'apprenne par les médias, pour lui dire que j'étais en sécurité. »
Un député libéral, John Mackay, a raconté qu'un suspect avait tiré environ 10 coups de feu dans le parlement. Les députés et parlementaires, qui étaient réunis en caucus, ont été évacués par les portes arrières des salles. Une bibliothécaire a décrit le suspect comme portant un capuchon. Il aurait marché le long du hall d'honneur avec un fusil de chasse bien visible.Cette tragédie, «ça change tout», a laissé tomber M. MacKay.
«Je ne suis pas sûre de ce qui se passe»
«Nous sommes évacués du Parlement. Ça sent la poudre à fusil dans les corridors», indiquait le député de Vancouver Don Davis sur Twitter en matinée.
«Il y a eu tellement de coups de feu. Je suis en sécurité, mais je ne suis pas certaine de ce qui se passe», affirmait pour sa part la députée néo-démocrate Peggy Nash sur le même réseau.
Vers 10h45, une policière a fait bouger la foule près du Monument aux morts en disant: «There's an active shooter. If you want to die, stay there. If you want to live, move» [Il y a un tireur actif. Si vous voulez mourir, restez ici. Si vous voulez vivre, bougez].
Tous les gens présents à l'Université d'Ottawa, situé à cinq minutes de marche du parlement, ont été invités à rester à l'intérieur des murs de l'université.
- Avec Hugo De Grandpré, Martin Croteau, Pierre-André Normandin, Judith Lachapelle, Daphné Cameron, Catherine Handfield, Gabrielle Duchaine et Sara Champagne
Chronologie des événements 9 h 52
- La police d'Ottawa affirme avoir reçu des informations sur un militaire atteint par balle au Monument commémoratif de guerre.
9 h 54
- Le journaliste Josh Wingrove du Globe and Mail affirme sur Twitter avoir entendu des coups de feu à l'intérieur de l'édifice du Centre du parlement. Dans un autre message deux minutes plus tard, il rapporte avoir entendu des dizaines de coups de feu et avoir vu un corps sur le plancher à l'extérieur de la bibliothèque du parlement.
10 h 25
- Alors que la nouvelle des fusillades déferle sur Internet et domine les bulletins à la télévision au Canada et dans le monde, la Gendarmerie royale du Canada (GRC) fait sa première déclaration publique, sur Twitter, demandant au public de se tenir à l'écart de la colline du parlement «en raison d'une intervention policière en cours». Le public est ensuite appelé à éviter les «fenêtres et les toits» au centre-ville d'Ottawa.
11 h à 14 h
- La police d'Ottawa annonce sur Twitter qu'elle a bouclé tous ses postes et qu'elle n'offrira pas de services au public durant l'enquête sur les fusillades.
- Peu après, un communiqué indique que les agents «enquêtent sur plusieurs échanges de feu au centre-ville d'Ottawa».
- Politiciens, journalistes et employés sur la colline du parlement et résidants au centre-ville d'Ottawa sont largement contraints de demeurer dans des endroits bouclés ou d'évacuer certains secteurs, alors qu'un nombre croissant de policiers recherchent un ou plusieurs suspects.
- Une partie de la Ligue nationale de hockey entre les Sénateurs d'Ottawa et les Maple Leafs de Toronto, prévue mercredi soir, à Ottawa, est reportée.
- L'Assemblée nationale à Québec et l'Assemblée législative au Nouveau-Brunswick cessent aussitôt leurs activités, tandis que d'autres édifices gouvernementaux provinciaux restreignent l'accès du public ou augmentent la sécurité.
- Le département d'État américain affirme limiter les mouvements du personnel à l'ambassade américaine à Ottawa, qui est située près de la colline du Parlement.
- La police d'Ottawa confirme que le soldat est mort, tout comme le suspect armé. «Il s'agit d'une opération policière en cours, et personne n'a été arrêté à ce moment», indique la police. Une information préliminaire sur un incident au Centre Rideau est réfutée comme ayant été inexacte.
14 h à 16 h
- En conférence de presse, la police refuse de dire si elle estime qu'un deuxième tireur est impliqué et toujours en fuite. Elle affirme que l'enquête se poursuit et demande aux résidants d'Ottawa de demeurer aux aguets pour tout élément suspect.
- Le bureau du premier ministre Stephen Harper publie un communiqué dans lequel M. Harper qualifie les fusillades d'«attaque méprisable».
- La Maison-Blanche relate un appel entre le président américain Barack Obama et M. Harper. M. Obama condamne des «attaques odieuses» et offre son aide au Canada en réponse aux fusillades.
- Certains édifices dans le centre-ville d'Ottawa, incluant le Centre Rideau, ne sont plus bouclés et les gens sont autorisés à retourner à leur domicile.
17 h à 18 h 30
- La police d'Ottawa affirme que son «périmètre de sécurité» a été réduit en superficie. Des résidants dans le secteur sont tout de même appelés à demeurer à l'intérieur jusqu'à nouvel ordre.
- Le soldat tombé sous les balles du tireur est identifié: il s'agit de Nathan Frank Cirillo, âgé de 24 ans, membre de la garnison des Argyll & Sutherland Highlanders du Canada, à Hamilton.
- Le nom du tireur abattu au parlement est confirmé par lea autorités fédérales: il s'agit de Michael Zehaf-Bibeau, 32 ans.
18 h 30 à 20 h 15
- La police d'Ottawa réélargit le périmètre de sécurité dans certains secteurs de la ville, à la recherche d'un possible second suspect
20 h 15
- Le premier ministre Stephen Harper prononce une allocution dans laquelle il affirme que «le Canada ne se laissera pas intimider par des attentats comme celui survenu mercredi au parlement». Son discours est suivi de celui du chef de l'opposition Thomas Mulcair.
20 h 25
- Levée du périmètre de sécurité dans le centre-ville d'Ottawa.

Publié le 22 octobre 2014 à 17h14 | Mis à jour le 23 octobre 2014 à 08h47 Nathan Frank Cirillo, 24 ans: un père aimant et un soldat aimé

DAPHNÉ CAMERON, CATHERINE HANDFIELD, ANNABELLE BLAIS
La Presse
(Hamilton et Montréal) «Nathan vivait pour son fils et pour servir son pays». Les larmes ont monté aux yeux de David Cirillo, hier soir, lorsqu'il s'est mis à parler de son cousin Nathan, le soldat de 24 ans abattu, hier, alors qu'il montait la garde au Monument commémoratif de guerre du Canada, à Ottawa. Malgré l'émotion, David Cirillo tenait à rendre hommage à son cousin afin qu'on se souvienne avant tout de lui et non du tueur.

Père monoparental d'un garçon de 4 ans, Nathan Frank Cirillo était membre de la garnison des Argyll & Sutherland Highlanders du Canada, des réservistes basés à Hamilton. Des membres du régiment faisaient depuis quelques jours leur tour de garde au monument historique à Ottawa.
«Nathan était dans le régiment depuis qu'il avait 17 ans, mais il est entré comme cadet à l'âge de 13 ans», a expliqué David Cirillo, que La Presse a rencontré à Hamilton. Ce dernier a dressé le portrait d'un soldat fier et d'un père très aimant.
«Il était toujours très attentionné avec son fils, mais aussi avec tout son entourage. Le genre de gars qui met son manteau au sol pour vous éviter de marcher dans un nid de poule», illustre-t-il.
«C'est l'un des meilleurs gars que j'ai jamais rencontré, il en a touché plusieurs avec sa gentillesse», a ajouté son ami de longue date Corey Kisch. «À mes yeux, c'est un héros.»
Selon son amie Jennifer Lynn Michelle, le but de Nathan était d'être un bon modèle pour son fils. «Tout ce qu'il faisait, c'était pour lui», a-t-elle résumé. «Son pauvre petit garçon», a-t-elle laissé tombé en décrivant son ami comme un homme au grand coeur, toujours souriant.
Une ville sous le choc
Devant la garnison des Argyll à Hamilton, les gerbes de fleurs s'accumulaient hier soir. Après avoir déposé quelques fleurs, certains restaient sur place pour se recueillir. D'autres repartaient aussitôt tout en essuyant leurs larmes.
April Guyatt se souvient de leur rencontre il y a quelques années. «On s'est croisé et il m'a dit : "comme tu es belle" ç'a cliqué tout de suite, dit la jeune femme. «Il s'occupait bien de son fils. Il parlait sans arrêt de lui. Il en était vraiment fier et s'en occupait seul.»
Fereshta Hassani accompagnée de son mari et de leur fille de 4 ans sont venus déposer une gerbe de fleurs en solidarité pour la famille de Nathan bien qu'elle ne la connait pas personnellement. La famille musulmane qui a fui l'Afghanistan il y a cinq ans s'est toutefois sentie interpellée par cette histoire.
«Nous avons aussi été victime de la terreur et nous voulons dire qu'en tant que musulmans, nous condamnons ces gestes a expliqué M. Zahedi tandis que sa fillette tenait une affiche sur laquelle était écrit «Je hais les terroristes».
Tristesse chez les militaires
Nathan Cirillo laisse aussi plusieurs collègues dans le deuil. «Nous sommes tous attristés par son décès», a déclaré son collègue et ami, Christopher Prpic. «Il était à la fois un bon soldat et un ami sincère qui souriait toujours et était plein de rires.»

Le meilleur ami de Cirillo, Branden Stevenson, un autre réserviste de Hamilton était vraisemblablement en poste ce matin à ses côtés. Il y a quelques jours, la page Facebook de la 91e garnison Argyll du Canada montrait les deux amis, en poste devant le monument où Nathan a été abattu ce matin.

En après-midi, la famille de Stevenson, contactée par La Presse, se disait toujours sans nouvelles de lui, ni de son état de santé.

«Branden, Nathan et moi avions tellement de belles choses devant nous», a confié à La Presse Chris Cartel, qui travaille aussi pour la Défense nationale. «Qui pourrait vouloir nous faire du mal? Qui peut faire une chose pareille?» s'est-il interrogé.

DENIS LESSARD La Presse (Québec) Le forcené qui a pénétré et fait feu au Parlement d'Ottawa est un autre «loup solitaire» sans lien avec les groupes terroristes islamiques, a appris La Presse.
Michael Zehaf-Bibeau a le même profil que Martin Couture-Rouleau, qui a tué un militaire à Saint-Jean-sur-Richelieu, un être psychologiquement instable, a-t-on appris.
Zehaf-Bibeau «a le même profil de gars qui a des problèmes personnels», de confier des sources policières.
Tous les corps policiers, la SQ, la GRC et le SPVM mettent régulièrement en commun leurs informations tout au long de la journée. Dans ce cas-ci, c'est le groupe d'enquête ontarien de la GRC qui pilote l'investigation.
Aucune indication ne permet de relier l'acte de Michael Zehaf-Bibeau à un réseau terroriste en dépit de certains tweets et des informations non corroborées qui ont circulé sur internet dans l'après-midi.
Selon nos informations, le tireur se serait fait retirer son passeport par les autorités au cours des derniers mois. Nos sources n'ont toutefois pas confirmé que son nom figurait sur une liste de 80 individus surveillés par l'équipe intégrée de lutte au terrorisme.
En revanche, il s'était converti à l'islam et était considéré comme un pratiquant radical.
On lui connaîtrait aussi de nombreuses dépendances à l'alcool et à la drogue. Né en 1982, il a vécu à plusieurs endroits à Montréal et dans l'Outaouais, à Aylmer, il y a plusieurs années.
Sa dernière adresse connue est cependant à Vancouver. On retrouve dans son dossier judiciaire plusieurs infractions mineures reliées à la consomation de drogue et à des bris de conditions imposées par le tribunal.
Il aurait été condamné à deux ans de prison pour vol et possession d'armes en 2003, selon la chaîne CTV. - Avec AFP

14/11/2014 Discours de clôture de la Commission 14 novembre 2014 La présidente a prononcé aujourd'hui le discours de clôture de la Commission d'enquête sur l'octroi et la gestion des contrats publics dans l'industrie de la construction. (ref. La commission)

23/12/2014 Luka Rocco Magnotta vient d'être déclaré coupable du meurtre prémédité de l'étudiant Lin Jun.
Tel est le verdict auquel en est arrivé le jury, mardi, au palais de justice de Montréal, après huit jours de délibérations. De ce fait, il est passible d'une peine d'emprisonnement à vie et ne pourra être admissible à une libération avant 25 ans.
Rappelons que Luka Rocco Magnotta était accusé du meurtre prémédité de l'étudiant chinois Lin Jun, dans un immeuble à logements du boulevard Décarie. Les événements s'étaient produits le 25 mai 2012.
Il était aussi accusé d'outrage à un cadavre, de production et de distribution de matériel obscène, d'utilisation de la poste pour envoyer du matériel obscène et de harcèlement criminel envers le premier ministre Stephen Harper et d'autres membres du Parlement.

La petite histoire d'un procès très médiatisé
Pendant 40 jours d'audience, le jury, composé de quatorze personnes, a entendu 62 témoins. Puis, le 16 décembre, il a commencé ses délibérations. À ce moment, deux jurés ont été retranchés parce que la loi prévoit que les délibérations ne peuvent se dérouler qu'à douze.
Le procureur de la Couronne, Louis Bouthillier, avait plaidé que Luka Rocco Magnotta avait planifié six mois à l'avance les crimes pour lesquels il était accusé. Me Bouthillier appuyait son raisonnement sur un courriel que Magnotta avait envoyé au quotidien The Sun, de Londres, le 10 décembre 2011 et dans lequel il annonçait la production prochaine d'une vidéo dans laquelle un être humain serait tué.
Dans son témoignage pour le compte de la Couronne, le Dr Gilles Chamberland, psychiatre, avait remis en doute le diagnostic de schizophrénie reçu par Magnotta au début des années 2000, alors que ce dernier vivait en Ontario. Pour cet expert de la poursuite, Magnotta savait ce qu'il faisait et les crimes dont il est accusé s'expliquent plutôt par des troubles de la personnalité, qui n'impliquent pas de perte de contact avec la réalité.
Or, selon les experts de la défense, les psychiatres Marie-Frédérique Allard et Joel Watts, les troubles de la personnalité peuvent entraîner une psychose qui est de nature à empêcher un accusé de comprendre ce qu'il fait. De l'avis de ces experts, au moment des événements qui ont entraîné la mort de Lin Jun, Luka Rocco Magnotta souffrait de schizophrénie paranoïde.

Au jury qui s'était enquis, le 17 décembre dernier, de savoir si les troubles de la personnalité constituaient bel et bien une maladie mentale au sens de la loi, le juge Guy Cournoyer avait répondu que oui. Restait donc au jury à répondre à la question suivante : dans l'éventualité où Luka Rocco Magnotta souffre d'un trouble de la personnalité, est-ce que ce trouble l'a empêché de distinguer le bien du mal au moment des événements?


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26/02/2014 L'auteure, compositrice et interprète Angèle Arsenault est morte mardi à Saint-Sauveur, emportée par le cancer à l'âge de 70 ans.
Née le 1er octobre 1943 à Village-des-Abrams, dans l'Île-du-Prince-Édouard, elle a commencé à faire sa marque dans le folklore acadien à Moncton, où elle étudiait avec une autre future vedette de la chanson...
«Nous étions toutes deux pensionnaires au collège Notre-Dame d'Acadie», nous disait hier la chanteuse Édith Butler, très ébranlée par la mort de son amie, dont la nouvelle lui est arrivée comme une surprise. «Elle était allée donner des spectacles en France l'été dernier et elle en était revenue affaiblie; elle croyait à un virus quelconque, mais elle avait pris du mieux. Sa mort me surprend beaucoup...»
Pendant des années, les deux chanteuses se sont côtoyées sans jamais former un duo. «Au collège, on a commencé à donner des spectacles pour les filles. Angèle jouait très bien de la guitare et du piano. On s'est suivies à l'Université de Moncton puis à l'Université Laval, où nous étudiions toutes les deux en littérature et en ethnologie. On chantait chacune nos affaires à la Résille, la boîte à chansons de l'université, au Chantauteuil dans le Vieux-Québec, Aux Deux Guitares...»
L'époque des boîtes à chansons
Arrivée à Montréal en 1963, Angèle Arsenault a continué à travailler dans les boîtes à chansons, puis a commencé à faire des tournées au Canada, où elle chantait dans les deux langues officielles. Au début des années 70, elle faisait aussi de la télévision à TV Ontario, animant tour à tour True North et l'émission éducative Avec Angèle (1973).
Elle a enregistré ses premières chansons originales en 1975, sous l'étiquette SPPS (Société de production et de programmation de spectacles), qu'elle a fondée avec Édith Butler, Lise Aubut et Jacqueline Lemay. Les chansons légères sinon humoristiques des albums Première et Libre tournent bientôt dans les radios AM du Québec:
Moi, j'mange, J'veux toute, toute, toute la vivre, ma vie, De temps en temps, moi, j'ai les bleus.
Ces succès lui ont ouvert les portes de la Place des Arts où, seule au piano, elle s'est produite à la fin de 1978. Vendu à plus de 300 000 exemplaires, Libre lui a valu l'année suivante le Félix de l'album le plus vendu. C'est le sommet de la carrière de la souriante entertainer aux grandes lunettes, qui chantait «pour que tout le monde comprenne».
«J'avais fait les arrangements de Libre, se souvient Édith Butler. Angèle était au piano, on avait un bassiste et un batteur, et je jouais de tous les autres instruments, dont le synthétiseur, tout nouveau à l'époque.»
Dans les années 80, après les albums Chanter dans le soleil et Paniquez pas pour rien sur la prestigieuse étiquette Kébec Disques, Angèle Arsenault se fera animatrice de radio à CJMS 1280, où on l'entendait quotidiennement au Radio-Café Provigo, avec Benoît Marleau. Elle est revenue à la scène au début des années 90. L'an dernier, elle avait participé au spectacle Le retour des idoles au Colisée de Québec, aux côtés, entre autres, de Jean-Pierre Ferland, Michel Fugain, Michèle Richard, Dick Rivers et Tex LeCor.
Comme auteure, Mme Arsenault a écrit des chansons pour plusieurs interprètes, dont Édith Butler, qui avait «une grande table où tout le monde venait gribouiller».
Son amie Édith Butler se souviendra d'une femme «souriante, extrêmement attachante, pleine de joie de vivre».
La Presse

11/08/2014 L'abbé Raymond Gravel est décédé
L'abbé Raymond Gravel n'est pas décédé comme il a vécu. Le «prêtre de combat» est mort doucement, sans faire de bruit, lundi matin, au Centre hospitalier régional de Lanaudière, à Joliette.
Sa dépouille sera exposée jeudi et les funérailles se dérouleront vendredi.
En 61 années de vie, il aura probablement été l'un des prêtres les plus progressistes de l'histoire du Québec, et certainement le plus combattif.
Car Raymond Gravel, né le 4 novembre 1952 à Saint-Damien-de-Brandon, a mené de grandes batailles.
D'abord, une lutte personnelle contre la drogue et le dur milieu de la prostitution, dans lequel il a baigné dans sa jeunesse. Puis, une bataille contre les idées reçues. Contre ceux qui n'ont pas cru que ce prêtre, tellement différent, pouvait enrichir l'Église catholique de sa vision innovatrice de la société.

Défier les pronostics

Quand il a appris qu'il était atteint du cancer, le 20 août 2013, son médecin a estimé le temps qu'il lui restait à vivre. Six mois. Six mois de douleur causée par les métastases, ces masses cancéreuses qu'un cancer du poumon avait traînées dans ses os. Six mois à regretter 49 années à fumer la cigarette, six mois à attendre la mort, après cet avertissement, ce diagnostic qu'il avait trouvé tellement «rough».
À «l'échéance», l'abbé, solide, s'était bien moqué de la prédiction du médecin. «Quand j'étais au Séminaire, les Sulpiciens disaient à mon évêque: "si vous l'ordonnez prêtre, il ne fera pas six mois". Ça fait 28 ans cette année», avait-il dit à une équipe de La Presse. C'était en février 2014.
Il se rappelait alors ses 33 ans, l'année de son ordination presbytérale. Surtout, il se rappelait cette époque, celle à laquelle il ignorait encore qu'il allait passer sa vie à défier les pronostics.

L'homme politique

Ainsi, le Vatican ne croyait pas que Raymond Gravel allait faire à sa tête et briguer la circonscription fédérale de Repentigny, en 2006, quitte à cesser de célébrer les messes et les sacrements.
Il a finalement fallu deux années - passées sur les bancs de la Chambre des communes, à titre de député du Bloc québécois à Ottawa - avant que le prêtre-député obéisse aux autorités catholiques de Rome et retourne à ses fonctions sacerdotales, sous peine d'être «laïcisé».
Mais Raymond Gravel ne ravalait pas ses positions de député sur des sujets comme l'avortement ou l'homosexualité pour autant. Un an après avoir voté contre le projet de loi C-484, qui avait pour but de reconnaître le foetus comme une victime indépendante de la mère, il affichait son soutien au docteur Henry Morgentaler. C'était en 2008, et le prêtre allait faire l'objet de nombreuses critiques pour avoir appuyé un médecin connu pour avoir pratiqué plusieurs avortements.
Trois ans plus tard, l'abbé Gravel intentait une poursuite de 500 000 $ contre le site Web pro-vie Lifesitenews et l'association Campagne Québec-Vie, qui le présentaient selon lui comme un défenseur de l'avortement, en plus de détruire sa réputation et de l'exposer au mépris et à la haine, dans le but de voir les autorités religieuses agir contre lui.
En 2013, il gagnait la première ronde de son combat, car la Cour supérieure reconnaissait que sa poursuite n'était pas abusive.

Un prêtre aidant

En 2009, l'abbé Gravel célébrait les funérailles médiatisées des enfants du cardiologue Guy Turcotte. Il souhaitait que les adieux à Anne-Sophie, 3 ans, et Olivier, 5 ans, soient aussi remplis de vie que l'étaient les enfants de leur vivant.

Raymond Gravel était compréhensif, aimant.

«Si ça peut aider les parents à aimer encore plus leurs enfants, je pense que la mort d'Anne-Sophie et d'Olivier n'aura pas été inutile», avait-il dit, dans une tentative de consolation. Il avait souligné le courage et la force de la mère des petits, avait aussi exprimé le souhait de rencontrer le père assassin «pour le réconforter, sans le juger».
Peut-être était-ce là la force de l'abbé Gravel, qui écoutait et conseillait tant dans son diocèse, à Joliette, que dans... les casernes de pompiers.
Il était l'aumônier des pompiers de Montréal, et se sentait dans leurs cérémonies officielles comme un poisson dans l'eau. Il occupait les mêmes fonctions à Montréal et à Mascouche, où la caserne de pompiers porte son nom depuis juillet. Comme bien d'autres, le chef du Service de la prévention des incendies de Mascouche, Jean-Pierre Boudreau, l'appelait «son ami Raymond».

Le prêtre de combat

D'un article à l'autre, d'une apparition télé à l'autre, l'abbé Gravel défendait ses positions sur des sujets chauds de l'actualité.
En 2013, malgré la maladie, il suivait étroitement la course à la papauté. Il se disait soulagé que Marc Ouellet («la continuité de Benoît XVI ») n'y accède pas. Il saluait l'arrivée de François, un «révolutionnaire de velours».
Sans surprise, il levait son chapeau au nouveau pape, qui avait adopté un ton conciliant envers les homosexuels.
Entre ses traitements contre le cancer, l'abbé faisait aussi un passage remarqué à l'émission Tout le monde en parle.
Aux côtés de l'ex-ministre de la Santé Véronique Hivon, il se disait favorable au projet de loi sur l'aide médicale à mourir. «En sachant qu'on peut se faire accompagner jusque dans la mort, j'ai trouvé ça rassurant. Ça ne veut pas dire que j'aurais emprunté cette voie-là, mais au moins je sais que ça existe», lançait-il sur le plateau radio-canadien.
Il était bien conscient que l'Église s'oppose à toute forme d'euthanasie, mais la maladie était loin d'affaiblir ses convictions. Au passage, il suggérait donc à la sainte autorité de faire preuve davantage d'ouverture dans les dossiers du droit à l'avortement et du mariage entre personnes de même sexe.

Les adieux

Le 24 décembre, debout et bien droit, Raymond Gravel célébrait la messe de Noël à la cathédrale Saint-Charles-Borromée de Joliette. Chez lui.
Il habitait cette ville, vivait seul dans une maison au bord de l'eau. Devant les fidèles, il se montrait émerveillé de célébrer une si «belle messe». Il disait espérer être de retour l'année prochaine. Il réchauffait le lieu saint en demandant aux croyants de crier «Joyeux Noël». Dans l'église, l'abbé Raymond Gravel était entouré de ceux qu'il aimait.
«À l'année prochaine», avait-il lancé pour conclure la cérémonie. (La Presse)

23/09/2014 Gilles Latulippe est décédé
La Presse Canadienne
Triste nouvelle dans le monde de la comédie: le comédien Gilles Latulippe est décédé ce matin, a confirmé le CUSM.
Le Centre universitaire de santé McGill a précisé qu'il était mort des conséquences d'un cancer du poumon pour lequel il était traité depuis quelques années. M. Latulippe avait été admis le 22 août dernier à l'hôpital pour guérir une pneumonie.
Il y a deux mois à peine, le Festival Juste pour rire rendait hommage à ce grand de l'humour pour ses 55 ans de carrière, en sa présence, à la salle Wilfrid-Pelletier à Montréal. Il était aussi en vedette cette année dans «Salut Cocu» à son théâtre d'été, à Drummondville.
La carrière de Gilles Latulippe a été marquée par de nombreux succès à la télévision et au théâtre. En parallèle, il a dirigé pendant 33 ans le Théâtre des Variétés qui, en 2004, a été rebaptisé La Tulipe en son honneur.
On peut dire que Gilles Latulippe avait la comédie dans le sang. Très jeune, il développe un intérêt pour les blagues et réalise rapidement que son avenir ne se trouve pas dans la quincaillerie familiale.
Vers le milieu des années 1950, il commence à travailler comme messager à la discothèque de Radio-Canada, où il fera la rencontre d'un autre homme qui marquera l'humour québécois: Yvon Deschamps. C'est à la suggestion de celui-ci que Latulippe commence à suivre des cours de théâtre chez François Rozet, un apprentissage qu'il poursuit pendant deux ans.
Yvon Deschamps lui présente aussi Paul Buissonneau, qui travaille alors aux loisirs de la Ville de Montréal et qui lui donnera ses premiers rôles sur scène. C'est un de ces rôles, dans la pièce «La bande à Bonneau», qui convaincra Gratien Gélinas de lui proposer le rôle du frère Nolasque dans «Bousille et les Justes».
Les années 1960, au moment où le travail se fait plus rare pour un comique, Gilles Latulippe prend son avenir en main en entamant une tournée des cabarets avec un ami comédien, Robert Desroches. On le verra ensuite à la télévision, à l'émission «Le Capitaine Bonhomme», de 1963 à 1967. Il deviendra également coanimateur de l'émission «Le 5 à 6» avec Fernand Gignac.
En 1967, il ouvre le Théâtre des variétés sur la rue Papineau à Montréal, avec un spectacle d'ouverture présenté par Olivier Guimond et Rose Ouellette, dite «La Poune». L'endroit deviendra le temple du burlesque où seront présentés des spectacles de toutes sortes qui attiraient les spectateurs par autobus. Gilles Latulippe dirigera pendant 33 ans, sans obtenir de subvention, la mythique salle jusqu'à sa fermeture en 2000. La salle rouvrira ses portes quatre ans plus tard, et ses nouveaux propriétaires la rebaptiseront Cabaret La Tulipe en l'honneur du comédien.
Gilles Latulippe a déjà déclaré en entrevue «La vie est trop courte pour regarder des drames».
Les arrangements funéraires de M. Latulippe seront communiqués ultérieurement.

04/10/2014 Agence France-Presse Port-au-Prince
L'ancien dictateur haïtien Jean-Claude Duvalier, dit «Bébé Doc» et qui avait dirigé son pays d'une main de fer avant de s'exiler en France, est mort samedi à Port-au-Prince avant que son pays ait pu le juger pour crimes contre l'humanité.
«La famille nous a téléphoné ce [samedi] matin pour envoyer un hélicoptère-ambulance après son malaise cardiaque, nous n'avons pas eu le temps de le transporter, on a essayé de donner des soins sur place puis on a constaté le décès», a déclaré à l'AFP la ministre haïtienne de la Santé Florence Guillaume Duperval.
Dans une première réaction, le président haïtien Michel Martelly s'est dit «attristé» par le décès de Jean Claude Duvalier et il a adressé ses condoléances «à sa famille, à ses proches et à ses partisans à travers le pays».
Jean-Claude Duvalier, 63 ans, dont les avocats soulignaient régulièrement la frêle santé, vivait retiré dans un quartier huppé des hauteurs de Port-au-Prince depuis son retour surprise au pays en 2011.
Il avait été surnommé «Bébé Doc», après avoir hérité du pouvoir de son père François Duvalier en 1971, à l'âge de 19 ans. Il s'était alors déclaré président à vie avant d'être renversé en 1986 par une révolte populaire soutenue par la communauté internationale.
Comme son père, Jean-Claude Duvalier a dirigé son pays d'une main de fer, muselant l'opposition, arrêtant les dissidents en s'appuyant sur la milice paramilitaire des «Tonton Macoute».
Jean-Claude Duvalier était revenu à la surprise générale en Haïti en 2011 après avoir passé 25 ans en exil en France. Accueilli par de nombreux partisans nostalgiques, il avait alors déclaré être revenu pour «aider le peuple haïtien».

Aucun procès

Depuis son retour, de nombreuses plaintes ont été déposées contre lui, pour arrestations illégales, tortures, emprisonnements et exil forcé de ses opposants mais aussi détournements de fonds lors de ses quinze années à la tête du pays le plus pauvre des Amériques.
Aucun procès n'a pu être organisé jusque-là.
En janvier 2012, un juge d'instruction avait ordonné son renvoi devant un tribunal correctionnel pour détournements de fonds, mais n'avait pas retenu les poursuites pour crimes contre l'humanité, estimant les faits prescrits.
Cette décision avait provoqué l'indignation des organisations de défense des droits de l'homme et des victimes qui avaient fait appel. En février de cette année, ils obtenaient une première victoire, obtenant de la justice haïtienne l'ouverture d'une nouvelle enquête.
Un juge haïtien estimait que «les actes reprochés à M. Duvalier constituaient des crimes contre l'humanité et étaient, de par leur caractère continu, imprescriptibles». Il jugeait qu'il existait de «sérieux indices relatifs à la participation indirecte et à la responsabilité pénale de Jean-Claude Duvalier».
Concrètement, la justice a chargé un nouveau juge d'instruction de recueillir de nouvelles informations auprès des plaignants et d'interroger des anciens dignitaires du régime.

«Monstruosité juridique»

A l'issue de cette enquête, décision devait être prise de poursuivre ou non l'ancien dictateur.
Les avocats de Jean-Claude Duvalier ont dénoncé une «monstruosité juridique» et porté un recours devant la Cour de Cassation pour s'opposer à l'ouverture de cette nouvelle enquête.
Après plusieurs refus de comparaître, Jean-Claude Duvalier s'était présenté pour la première fois devant la cour d'appel de Port-au-Prince en février 2013. Il avait alors recueilli les applaudissements nourris de ses partisans réunis dans la salle d'audience en déclarant «avoir fait le maximum pour assurer une vie décente à [ses] compatriotes» durant ses années au pouvoir.
«A l'époque, le gouvernement gérait la misère mais les entreprises publiques fonctionnaient bien [...] et les Haïtiens envoyaient leurs enfants à l'école. Je ne peux pas dire que la vie était rose mais les gens vivaient décemment», avait-il fait valoir.
«A mon retour, j'ai trouvé un pays effrondré et rongé par la corruption. [...] C'est à mon tour de demander: qu'avez-vous fait de mon pays ?», s'était-il alors exclamé.
Le président Martelly «attristé» par le décès de Duvalier Le président haïtien Michel Martelly s'est dit «attristé» par la mort de l'ancien président Jean-Claude Duvalier, saluant «le départ d'un authentique fils d'Haïti».
«Monsieur Michel Joseph Martelly, a appris avec beaucoup de tristesse la nouvelle du décès de l'ancien Président d'Haïti, M. Jean-Claude Duvalier», a déclaré le bureau de la présidence dans un communiqué.
«Au nom de l'ensemble du gouvernement et du peuple haïtiens, je profite de cette triste circonstance pour transmettre mes sincères sympathies à sa famille, à ses proches et à ses partisans à travers le pays», a ajouté le président.
M. Martelly a appelé ses compatriotes à saluer «le départ d'un authentique fils d'Haïti, en dépit des querelles et des divergences».
«L'amour et la réconciliation doivent toujours vaincre nos querelles intestines. Que ton âme repose en paix», a-t-il encore dit sur son compte Twitter.

«Ne pas baisser les bras»

Contactée par téléphone, une opposante à l'ex-dictateur Nicole Magloire «regrette qu'il n'ait pas été jugé avant sa mort». Cette opposante qui avait porté plainte et témoigné contre M. Duvalier, a promis de ne «pas baisser les bras».
«Ce n'était pas un processus contre Jean-Claude Duvalier, mais contre ce qu'il représentait», a-t-elle déclaré à l'AFP.

02/12/14 RDS.CA MARDI, 2 DÉC. 2014. 23:11 Le Québec est en deuil. L’un des monuments de notre histoire, Jean Béliveau, est mort mardi à l'âge de 83 ans.
M. Béliveau a succombé à une pneumonie contractée il y a quelques mois. Notre chroniqueur Bertrand Raymond a appris que le plus grand capitaine dans l'histoire du Canadien a rendu l'âme à 22h30 mardi soir, à sa résidence de Longueuil, où il était sous constante observation depuis août dernier.
Au cours des prochaines heures, RDS rendra hommage à M. Béliveau par des reportages et des témoignages de ses anciens coéquipiers et d'autres personnes qui l'ont très bien connu. Car il y a beaucoup à dire sur ce grand homme.
Celui qui a été le plus remarquable capitaine de la glorieuse histoire du Tricolore a remporté la coupe Stanley à dix occasions.
Toujours disponible pour autrui, impliqué socialement, symbole de classe qui a représenté mieux que quiconque le prestige de la dynastie du Canadien, Jean Béliveau laisse dans le deuil son épouse Élise, avec qui il était marié depuis plus de 60 ans, sa fille Hélène de même que ses deux petites-filles, Mylène et Magalie.
« Tous les membres de l’organisation des Canadiens sont profondément peinés et touchés par le décès de M. Jean Béliveau, a souligné le président du Canadien, Geoff Molson, dans un communiqué diffusé peu après l'annonce du décès. Comme les millions d’amateurs de hockey qui ont suivi la vie et la carrière de ce grand homme, le Club de hockey Canadien pleure aujourd’hui le départ d’un homme dont la contribution au développement de notre sport et de notre société a été immense. M. Béliveau était un grand leader, un gentilhomme sans pareil et sans contredit leplus grand ambassadeur que le hockey ait connu.»
« Jean Béliveau a fait partie de la grande famille des Canadiens pendant six décennies. L’organisation des Canadiens apportera tout le soutien nécessaire aux membres de l’entourage de Jean Béliveau en ces moments extrêmement difficiles, et avons accepté, avec leur accord, de prendre en charge les cérémonies qui se dérouleront au cours des prochains jours. Au nom de la famille Molson, et de tous les membres de l’organisation du Club de hockey Canadien, j’offre mes plus sincères sympathies à son épouse Élise, sa fille Hélène, ainsi qu’à ses deux petites filles Mylène et Magalie, » a ajouté M. Molson.
Un grand capitaine RDS offre ses plus sincères condoléances aux membres de la famille.
Une grande carrière, une vie exemplaire
Jean Béliveau voit le jour à Trois-Rivières le 31 août 1931. Il est le premier de la famille de huit enfants d'Arthur et Laurette Béliveau. Toute sa vie, le Grand Jean se rappellera des enseignements de son père, un homme avec une force de caractère peu commune.
Déménagé à Victoriaville, au cœur de la région des Bois-Francs, Béliveau s'initie aux rudiments du hockey, comme des milliers de Québécois à cette époque, sur une patinoire extérieure avec les jeunes du voisinage. Tous rêvent de jouer comme Maurice Richard et de porter l'uniforme du Canadien. Sauf que ses habiletés naturelles ressortent immédiatement et son physique imposant lui donne une longueur d'avance sur ses compagnons.
Le jeune Béliveau amorce sa carrière junior avec les Tigres de Victoriaville de la Ligue junior A du Québec. Sur décision de son père, il joint par la suite les Citadelles de Québec, où il devient une très grande vedette.
À la fin de son stage junior, le « Gros Bill » doit faire un choix pour la suite de sa carrière : Montréal ou Québec? Le Canadien ou les As?
Le Grand Jean a un préjugé favorable pour Québec. Béliveau choisit donc la Ligue senior et les As, avec qui il connaîtra deux saisons phénoménales. Il est le roi de Québec.
Le 27 juin 1953, Jean Béliveau épouse Élise Couture. Le couple aura une fille, Hélène. Durant la lune de miel, le nouveau marié confie à son épouse qu'il est temps maintenant de prendre le chemin de Montréal.
Le 3 octobre, à 22 ans, Béliveau appose sa signature au bas d'un contrat de cinq ans avec le Canadien de Montréal, un contrat d’une valeur évaluée à 105 000$. Du jamais vu au hockey!
Le « Gros Bill » va goûter aux joies de la victoire ultime à sa troisième saison. Il est l'un des importants rouages de cette fabuleuse équipe qui remportera cinq coupes Stanley consécutives et participera à sept finales de suite.
En 1956, Béliveau obtient le statut de joueur vedette. Champion pointeur du circuit avec 88 points, dont 47 buts, il ajoute à son trophée Art-Ross le trophée Hart remis au joueur par excellence de la Ligue nationale. Il devient une icône partout au Canada-Français.
Le début des années 1960, après le départ de Maurice Richard, est difficile pour Béliveau. Mais la deuxième portion de la décennie est tout à fait formidable. L'équipe réussit quatre conquêtes de la coupe Stanley en cinq ans.
Le 11 février 1971, contre les North Stars du Minnesota, il complète un tour du chapeau qui lui permet d'atteindre le plateau des 500 buts. Seul Maurice Richard avait déjà réussi l'exploit. Et il couronne sa carrière avec une dixième coupe Stanley...
Béliveau se retire après avoir compté 507 buts en 1125 matchs en saison régulière et amassé 1219 points, le deuxième plus fort total de l'histoire du Canadien. Il a récolté un trophée Art-Ross, deux trophées Hart et un Conn-Smythe.
Membre du Temple de la Renommée du hockey, son numéro 4 est retiré au début de la saison 1971.
À sa retraite, Béliveau se transporte au deuxième étage du Forum. Il occupe le poste de vice-président des Affaires sociales et sa principale responsabilité est de maintenir le lien entre le Canadien et les amateurs. Il s'y consacrera pendant 22 ans, soit jusqu'au 31 août 1993.
L'année suivante, le premier ministre Jean Chrétien offre à Jean Béliveau le poste de gouverneur général du Canada, une offre qu’il refuse pour des raisons personnelles.
Au tournant du millénaire, après avoir remporté une lutte contre le cancer, Jean Béliveau est honoré de plusieurs façons. Doctorats honorifiques, Ordre du Canada et Ordre national du Québec, timbre et pièce de monnaie à son effigie. Sans compter deux statues de bronze, devant l'aréna qui porte son nom à Longueuil et sur la Place du Centenaire aux abords de l'actuelle demeure du Canadien.
Au cours des dernières années, à travers les épreuves liées à son état de santé, Jean Béliveau aura su de son vivant à quel point il a été apprécié et admiré par tous ses concitoyens, d'un océan à l'autre.
Le Grand Jean nous quitte, mais son héritage est immense. Il a été l'un des grands leaders de l'histoire du Canadien et demeurera, au-delà du temps, un symbole d'honneur, de fidélité, de dévouement et de grande classe pour tous les Québécois, pour tous les Canadiens.

21/12/2014 Grande dame du petit écran, Michelle Tisseyre n'est plus
Mise à jour le lundi 22 décembre 2014 à 17 h 34 HNE Radio-Canada avec La Presse Canadienne
L'une des pionnières de la radio et de la télévision de Radio-Canada, Michelle Tisseyre, s'est éteinte dimanche à Montréal, a annoncé sa famille. Elle avait 96 ans.
Figure emblématique du monde des médias dans les années 50 et 60, Michelle Tisseyre a reçu de nombreux honneurs au cours de sa carrière. Elle a eu cinq enfants, dont Charles Tisseyre, lui-même animateur à Radio-Canada.
« Elle adorait son métier et prenait son envol dès que la lumière rouge de la caméra s'allumait », se souvient son fils, Charles, qui affirme avoir eu la « piqûre » du journalisme en l'accompagnant à l'enregistrement de ses émissions, quand il était jeune.
Le parcours d'une pionnière
Née Michelle Ahern le 13 mars 1918 à Montréal, Michelle Tisseyre fait ses premiers pas à la radio publique au début des années 40. Elle devient en 1941 la première femme à présenter le grand radiojournal des services français, un bulletin de nouvelles de 15 minutes.
En 1944, elle obtient la première entrevue exclusive avec le président du Mexique Manuel Avila Camacho. Ce coup d'éclat l'amène à se spécialiser dans le reportage et l'entrevue.
En 1950, elle participe à la création de l'émission Dans la coulisse, où elle présente des entrevues avec les auteurs et les interprètes les soirs de première.
Peu après l'arrivée de la télévision, elle anime notamment Rendez-vous avec Michelle, le premier talk-show au Canada, et Music-Hall, une émission de variétés à grand déploiement qui lancera la carrière de nombreux artistes. Elle y accueille aussi de grandes vedettes de la chanson, dont Édith Piaf et Félix Leclerc.
À l'aube des années 60, Mme Tisseyre continue d'occuper des fonctions prestigieuses à Radio-Canada. En 1962, elle est nommée coanimatrice du magazine Aujourd'hui, avec Wilfrid Lemoyne, tête d'affiche du service d'information de la télévision de Radio-Canada.
Cette émission quotidienne d'affaires publiques, la première du genre à Radio-Canada, se poursuivra jusqu'en 1970 et générera des cotes d'écoute supérieures à un million d'auditeurs. Elle offrira aux principaux acteurs de la Révolution tranquille une plateforme pour discuter en direct des grandes questions qui ont façonné le Québec d'aujourd'hui.
Au début des années 70, Michelle Tisseyre amorce une nouvelle carrière en traduction littéraire. Elle travaille avec son mari, l'éditeur Pierre Tisseyre. Cette vocation lui vaudra notamment un Prix du gouverneur général en 1975.
Mme Tisseyre était une femme curieuse et elle l'est restée jusqu'à la fin de sa vie. Elle est retournée à l'université à 80 ans pour terminer son baccalauréat.
Denise Filiatrault, qui l'a bien connue dans les années 1950, se souvient d'une dame « d'une grande classe », mais également humble. « Elle était d'une simplicité dans le sens noble du mot », raconte la comédienne et metteure en scène.
Le Parti québécois a aussi tenu à lui rendre hommage. « Le Québec se souviendra d'une journaliste et d'une animatrice aux multiples talents [...] », a déclaré la députée Véronique Hivon.
En plus de ses enfants, Michelle Tisseyre laisse dans le deuil 21 petits-enfants et 17 arrière-petits-enfants.

ILES DE LA MADELEINE

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