EXPRESSIONS
Madeliniennes-Françaises et autres

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Expression: Manifestation de la pensée, du sentiment par la parole.


Se retrousser les manches
Prête à l'effort pour commencer un travail, reprendre un travail, affronter une épreuve

Faire le tour du chapeau
L'expression vient du cricket. Le lanceur qui réussissait l'exploit de vaincre trois batteurs avec trois balles consécutives recevait de son équipe un chapeau neuf en guise de récompense. Aujourd'hui, l'expression désigne toute série de trois prouesses ou de trois points dans un match ou un concours. Dans les années 50, la maison montréalaise Henri Henri a offert de nombreux couvre-chefs à des joueurs de hockey, dont Gordie Howe, Butch Bouchard, Bobby Hull et bien sûr, Maurice Richard, qui, au cours de 33 matchs-dont 26 en saison régulière, ont marqué trois buts ou plus.(Sélection oct 2001)

Un tuyau
Cette expression sert à désigner un renseignement confidentiel. L'information, souvent communiquée à voix basse et en secret, porte ce nom parce qu'elle est donnée "par le tuyau de l'oreille".

Vendre sa salade
Essayer de convaincre.

Se faire tirer l'oreille
L'expression vient d'un usage des anciens Romains. Quand un témoin ne venait pas au tribunal, le plaignant pouvait l'y amener en le tirant par l'oreille. Elle signifie obliger quelqu’un à faire quelque chose.

Avoir les dents longues.
Etre trop ambitieux.

Minute papillon
Ce Papillon était le patronyme d'un serveur du café du Cadran à Paris, dans les années qui précédèrent la guerre. L'établissement était le lieu de rendez-vous de nombreux journalistes qui, toujours pressés, hélaient le garçon: "Papillon ! Papillon !". Et le malheureux, débordé, répondait: "Minute, j'arrive !". Le "Minute Papillon" lui indiquait qu'il pouvait prendre son temps.

Mettre sa main au feu
Être très sûr de quelque chose.

Une autre paire de manches
Au Moyen Age, les manches étaient une partie détachable du reste de l'habit. Au cours de la journée, on changeait ses manches au gré de ses activités: une paire pour la toilette, une pour la chasse, une autre pour conter fleurette... Changer de manches, c'était donc changer d'activité.

Le jeux n'en vaut pas la chandelle
À l'époque où la télévision n'existait pas, les longues soirées d'hiver étaient une occasion pour jouer aux cartes ou aux dés. Les joueurs misaient de petites sommes. La chance faisait parfois défaut et les gains rapportés ne suffisaient pas toujours à rembourser la chandelle qui avait éclairé la partie.

Payer en monnaie de singe
Au Moyen-Age, pour passer certains ponts, il fallait acquitter une taxe. Mais Saint-Louis en avait dispensé certaines personnes, dont les montreurs de singes. Ces derniers faisaient alors exécuter quelques tours à leurs bêtes en guise de paiement.

Tu pus bon
Tu sens bon.

Se mettre sur son 36
Se vêtir très proprement, avec soin.

Les deux pieds dans le même sabot
Qui ne va pas vite. Qui n'avance à rien.

C'est en forgeant que l'on devient forgeron
C'est en travaillant que l'on atteint son but.

Se lever du mauvais pied
Ne pas se lever en forme, marabout, de mauvaise humeur.

Ronger son frein

Patienter avec difficulté.

Une mise à pied
Dans la cavalerie, les grenadiers devaient, en cas de faute, rendre leurs chevaux. C'était une punition très humiliante pour un cavalier de se retrouver à pied. Il était alors voué aux tâches les plus ingrates.

Donner sa langue au chat
Ne pouvoir deviner ce que l'autre a à dire.

Tenir sa langue
Garder un secret.

Avoir un chat dans la gorge
Être enroué.

Le ciel nous tombe sur la tête
Toutes sortes de difficultés qui nous arrivent à la fois.

Avoir d'autres chats à fouetter
Avoir d'autres préoccupations.

Acheter chat en poche
Acheter en toute confiance.

Être comme chien et chat
Se disputer sans arrêt.

En avoir gros sur la patate
Être très vexé.

C'est un navet
Aucun intérêt.

Faire le poireau
Attendre.

Être sans un radis
Ne pas avoir d'argent.

Qui tombe sur les nerfs
Agaçant, énervant.

Courir sur le haricot
Ennuyer, embêter.

Filer à l'anglaise
Filer à l'anglaise, c'est disparaître sans se faire remarquer, sans dire au revoir ni remercier son hôte. D'après Maurice Rat, ce serait le sans-gène des Anglais qui aurait donné naissance à l'expression. Il faut toutefois voir dans cette explication une anglophobie qui était dans la mentalité des Français pendant des siècles de rivalité et de guerre. A noter que, comme pour se venger, les Anglais utilisent notre expression en l'adaptant à leur nationalisme: to take french leave. Le sens est absolument le même. Autre interprétation: l'anglaise est une danse qui demandait une certaine agilité, la même agilité qu'il faut déployer pour s'éclipser sans attirer l'attention. D'où l'expression !

Montrer du doigt
Se moquer publiquement.

Être reçu à bras ouverts
Être bien accueilli.

De bouche à oreille
De l'un à l'autre.

Avoir la langue bien pendue
Parler facilement.

Dormir sur ses deux oreilles
Dormir profondément, tranquillement.

Toucher du doigt
Être près de la solution.

L'avoir sur le bout de la langue
Ne pas trouver ses mots.

Se serrer les coudes
S'entraider.

Se tourner les pouces
Ne rien faire.


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